‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 156 sur 354 · Pop Aiinstasi TTT, pl. VI, I. Il— pl. VU. I · texte numérisé non relu

Pop Aiinstasi TTT, pl. VI, I. Il— pl. VU. I

En tout pays et de tout temps , l'arrivée du prince fait naître dans le coeur des fonctionnaires publics une joie officielle dont les compliments les plus chauds ne sont que l'expression très affaiblie. Aussi, dans uue antre occasion analogue, Amen-em-ant trouve-t-il moyen de renchérir encore sur l'enthousiasme de cette première épitre. « Le chef des bibliothécaires Amen-em- Ant. du trésor du Pharaon, v. s. f . , dit au scribe Pcntàûr: Voici, lorsqu'on t'apportera cette lettre de paroles cadencées, réj ouïssez-vous, toutes les terres, toutes les générations! 1 tant est bonne la venue que fait le seigneur vénérable en tous pays ! tant est gracieuse l'arrivée dans sa demeure du roi des deux Egyptes , le seigneur des millions d'années , le grand en royauté comme Horus [Bâ-n-Râ Metamoun}] v. s. f. , celui qui guide l'Egypte en joie , le fils du Soleil , l'honneur de tout roi Menephtah* H'oiep-h'er-md-u) v. s. t., le tout juste (f). Allons ! Contemplons le guide des Justices , le destructeur des trandes. Renversant leur face, il force tous les crocodiles à retourner la tête;2 l'eau est abondante, :i elle ne s'épuise pas; le Nil s'élève haut; les jours sont longs, la nuit a ses heures, la lune vient [régulièrement) , les dieux sont bienveillants , . . . . 4 sache le bien.»5 Il n'était même pas besoin d'un prétexte officiel : les scribes louangeurs s'adressaient directement au Pharaon. «Vie, santé, force! — Ceci est envoyé afin qu'On sache,6 — au palais de \Meri-Mâ)\ v. s. f. — le double horizon,

1 Le texte un peu mutilé en cet endroit doit se rétablir : ^ ^^.^ j Zi-rtipà hàù-u.

X*rù h er-sen tltl-w met û-u mb-t tnùqùJt'àti. Le crocodile étant l emblème <ln mal et ne pouvant détourner la tête , toutes les fois que les Egyptiens voulaient dire d'un roi ou d'un dieu qu il avait fait une action impossible aux forces d'un mortel, ils se servaient d'une image analogue à celle qu'on trouve en cet endroit. Le mot-à-mot du passage serait : «il fait tous le» crocodiles occiput ou tête retournée ! »

^ ^ Pit mû h'd. M. à. m. « L'eau se tient '.à bonne hauteur \.m

4. Membre de phrase rendu inintelligible par une lacune de quelques

signes.

h. Pupyrus Sallier I, pl. VIII, I. 7 — pl. IX, 1. 1. La formule finale rappelle selon la remarque de M. Egger. le ÏV« ou otï&ç «frfijç des Papyrus tirées.

*> On ici est le Pharaon

où réside le Soleil! — [Tourne] ta face vers moi, dieu Shû.x au lever , — toi qui illumines les deux régions de tes perfections, — disque des humains qui écarte les ténèbres de l'Egypte ! — Tu es comme la fonne de ton père Râ — qui se lève au ciel; — tes rayons entrent dans toute ville,2 — il n'y a point de lieu qui soit vide de tes perfections. — Ce que tu as dit, c'est le destin de toute terre. — Tandis que tu reposes dans ton palais v. s. f. , — tu entends les paroles de toutes les contrées, [car] tu as des millions d'oreilles: -- ton œil3 brille plus qu'étoile au ciel — [et] sait fixer le soleil. — Si on parle, et que la bouche [gui parlé] soit dans la ville,4 — cela descend dans ton oreille : — Si on fait quelque chose de caché, — ton œil l'aperçoit — (Bà-n-Râ Mcrï-Ammoun)\ v. s. f., — Seigneur gracieux, qui édifie les souffles;5 — Ammon-Râ, le premier fait roi,0 — le dieu de la première fois, — le nomarque des faibles , — qui ne reçoit pas les présents des malfaiteurs , — qui ne dit pas: ««Qu'on amène les témoins qui condamnent:»» — Ammon-Râ , qui [tient] la terre [en équilibre) sur sou doigt — dont les paroles réjouissent , — qui condamne les malfaiteurs au bûcher, — [lut] dont la parole est puissante dans l'Occident.7

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