‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 165 sur 354 · VI. — Je leur fais voir ta Majesté comme comme les · texte numérisé non relu

VI. — Je leur fais voir ta Majesté comme comme les

formes de Se/i't dans sa rosée 1 .

Comme on voit les fragments cités ne renferment que la seconde moitié «le chaque verset : la première a disparu sous les ruines du monument. Les cinq premières colonnes répondent aux cinq premières colonnes de Touthraès III à quelques signes près ; la sixième donne une nouvelle version malheureusement trop mutilée pour qu on puisse la traduire avec certitude.

qu'elles s'appliquent au roi et peignent sa grandeur en traits saisissants, cela suffit. Soudaiu, cette matière poétique ample et flottante se concentre et se prend eu une sorte de chant cadencé dont le rythme inflexible se marque par la répétition constante dans chaque verset du commencement et du milieu <le la ligne d'hiéroglyphes. Chacun des dix versets que récite le dieu est coupé, non-seulement à l'ouïe, mais encore à la vue . par le redoublement des mêmes syllabes et des mêmes lettres initiales. Par dix t'ois, le dieu déclare au roi dans la première partie du verset, qui] est venu vers lui et lui accorde d'écraser un ou deux peuples qu'il nomme: et par dix t'ois, dans la seconde partie du verset, il montre le roi à ces peuples sous la figure d'un être redoutable auquel on ne peut résister. 11 rentre ensuite dans les formes ordinaires du langage et termine par des vieux de bonheur et des promesses d'éternité le discours qu'il adresse à son fils le roi Tothmés 111 vivant à toujours et à jamais.1

Quant aux œuvres monumentales du roi. elles remplissaient l'âme du scribe d'une admiration qui s'exagérait et se répandait eu longues descriptions hyperboliques. La moindre construction met la ciel et la terre en mouvement : dès que le Pharaon construit un temple, les dieux y travaillent avec lui. l'aident à jeter les fondations, à diriger les travaux, h consacrer l'édifice. «0 mon fils, dit la déesse .sàmy, ô mon fils que j'aime, maître des deux Egyptes, [Râ-inà-men)\ v. s. f. , fils du Soleil ' l*fàh -Met $étï)\, ta demeure est finie, ta fondation est achevée; ses habitants se réjouissent de reposer dans ton temple vénérable ; tous les dieux te protègent [tandis que tu descends] sur cette terre de vérité qui se trouve à l'Occident d'Abydos.' «C'est moi qui l'ai fondée avec Sokart dit Ptuh',. . .2 J'ai déterminé au cordeau l'enceinte de ses murs : tandis que ma bouche prononçait les grandes formules, Thoth assistait" la consécration avec ses livres sacrés, *

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* ~ /,/. /. 11\ An ro-a fcrgvr ëe/ti-u tihi-u Toth ont /< r se/ù-u^tc. Maspero , dans la Xi-vut critique , 1870, T. II, p 38. «Ma bouche a prononcé les grandes formule» , [et Thoth assistait à la cérémonie avec ses livres sacrés .»

1 a consolidé les murs du temple , Ptah' Totûnen a

mesuré le sol, Tûm y vjt pour toujours (?) .2 Le pieu que j'avais en main était d'or, et j'ai frappé dessus avec le marteau.3 Toi, tu étais avec moi en ton rôle de géomètre ; tes deux bras tenaient la houe (?) afin d'établir les quatre angles de l'édifice , selon les points cardinaux du ciel.4 Les formules conservatrices ont été prononcées, les cérémonies préservatrices ont été faites par Neith et par SeU.* Achevés par des travaux qui doivent leur assurer l'éternité, les murs du temple en viennent à être neufs ;« les colonnes sont inébranlables, toutes les portes sont d'airain, le temple est comblé de provisions. Le dieu Sâ exalte ses

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