‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 212 sur 354 · XÉNOPHON -I · texte numérisé non relu

XÉNOPHON -I

Perses1, mais empruntée au système babylonien, représentait trente stades de ce système, presque rigoureusement égaux aux stades olympiques (189m au lieu de 184,n88). Dans un passage où Xénophon, résumant un ensemble, opère, par exception, la conversion en stades3, il établit la même proportion; il est d'ailleurs presque inutile de se demander s'il veut parler des stades du pays qu'il parcourt ou s'il traduit en mesures de son pays : une différence d'un hectomètre par parasange n'était pas de celles dont la science topographique des anciens pût tenir compte, et il est même douteux que l'auteur distinguât dans son esprit les stades d'Asie de ceux d'Europe. Mais l'estimation des marches en parasanges fut certainement recueillie dans les diverses stations, ou du moins dans un grand nombre, par le témoignage des habitants, qui en faisaient journellement usage.

Il est vrai qu'on pourrait admettre que la longueur du parasange babylonien n'était pas rigoureusement la mesure officielle et traditionnelle dans toutes les régions de l'empire perse. Nous savons que, sur le Tigre supérieur, les mesures de longueur et de marche étaient jadis un peu plus longues que sur le bas Euphrate4; et M. Layard fait observer5 que le Farsang moderne, dont le nom dérive sans doute de' celui du parasange , comme le nom du FarsistandérivedeceluidelaParça, la Persis des Grecs et des Romains, représente une heure de marche, en sorte qu'il est un peu plus long dans la plaine, un peu plus court dans la montagne. Ces variations que M. Layard limite entre trois et quatre milles, c'est-à dire approximativement entre 48 et 64 hectomètres, restent, il est vrai, l'une au-dessous, l'autre au-dessus de la valeur du parasange perse (5 kil. 67, s'il était identique au parasange

1. Avvaxai 6 piv Kapowwinm; X' «rràSia, à It o/oîvo; Sxaaro;, (lirpov êôv «lyunTtov, £' ffTàîiot (Hérodote, 11, 6). — O îrapouTàyYïj; l^et <rra2£ou; X' 2<m II t6 Ixe'Tpov «ep<nx6v (Héron. Tab. I, 25). — Voy. aussi flesychius, dans les Metrolog. script, reliquiae de Hultsch. I, p. 343.

2. Voy. Oppert, Athenaeum français du 22 avril 1854, et le Bulletin archéologique du môme recueil, mai 185G.— Voy. aussi Fr. Lenormant, Essai sur un document mathématique chaldéen et sur le système de poids et mesures de Jiabylone (1868), p. 62 et 63. On voit, à la p. 22, qu'un texte cunéiforme donne 100 doubles parasanges pour la route de Ninive en Nabatène, ce qui s'accorde avec l'estimation des mesures admise par l'auteur.

3. L. II, ch. 2, Xénophon compte IGOjO stades pour 535 parasanges.

4. La coudée Ninivitc — 0"5i et celle de Babylone 0*525 ; dans le premier système, le stade — 194 môt., et le parasange (saat-kakkar) — 5 k. 820; dans le second, ils représentent respectivement 189 met. et 5 k. 670. Voy. Lenormaut, Essai, p. 53 et 62-3.

Page 1