‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 213 sur 354 · Nineveh and Babylon, p · texte numérisé non relu

Nineveh and Babylon, p

babylonien). Mais, chez les Babyloniens, la mesure itinéraire qui représentait six parasanges était appelée yum, jour1; on peut donc supposer que, pour les anciens peuples de l'Asie comme pour les modernes, la mesure légale était une moyenne représentant une division d'un jour de marche effectif, et que la mesure usuelle pouvait varier un peu suivant les localités. 11 n'y a même rien d'invraisemblable dans l'opinion de Grote1 que, là où Xénophon ne trouvait pas l'estimation officielle des routes royales de l'empire persan, il estimait les journées de marche en parasanges selon le temps qu'il y avait réellement employé; d'où il suit que la réduction en milles ou en kilomètres doit être faible là où le terrain présentait de grandes difficultés ; nous verrons en effet Xénophon faire lui-même la correction exigée quand la lenteur de la marche est par trop sensible3. En conséquence, partout où une mesure itinéraire nous sera donnée, nous ne pouvons compter avec confiance que sur une approximation , ce qui d'ailleurs résultait de l'imperfection des sciences mathématiques chez tous les peuples au temps de la retraite des Dix-Mille. Mais l'approximation sera suffisante pour nous conduire avec certitude dans le voisinage du lieu dont nous aurons à constater l'identification ; et d'autre part nous devrons la considérer comme assez large pour que quelques kilomètres en plus ou en moins ne puissent, sur une marche de quelques jours, nous faire hésiter un instant sur cette identification, quand la conservation continue du nom et la similitude des détails topographiques nous la feront reconnaître. Il faut d'ailleurs se souvenir que, sauf les cas exceptionnels où nous sommes aidés par la rive d'un fleuve ou le défilé d'une montagne, nous connaissons les points de départ et d'arrivée, mais nous ignorons les détours de la route ancienne, et par conséquent nous n'avons pas le droit d'attendre l'identité des chiffres avec ceux que nous donnerait, je ne dis pas la distance à vol d'oiseau, mais le relevé au compas des routes modernes.

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