‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 216 sur 354 · L. XII. ch. 8. - 2. Voy. ta carte de Hamilton · texte numérisé non relu

L. XII. ch. 8. - 2. Voy. ta carte de Hamilton

3. Der Zug der Zehn Tausend, gtographisch rrlaiUert, Leipzig, 1800 (p.

t-il point à désigner les ruines visibles un peu au-dessus du Tchoruk-Su (Lycus), restes apparents de l'ancienne Tripolis, pour le lieu où Cyrus passa le Méandre.

J'ai employé comme élément de l'identification de Colosses avec les ruines parcourues par Hamilton la position de Célènes; mais celle-ci n'est pas difficile à établir directement : il n'y a point ici de cercle vicieux. On peut même dire que, sauf la conservation du nom ancien dans les temps modernes, toutes les garanties de la géographie comparée se trouvent réunies pour assurer la position de cette ville. Il est vrai que Xénophon indique 20 parasanges de Colosses à Célènes, et que la route naturelle, tracée assez directement par les montagnes à gauche et le lac à droite, n'en donne pas plus de 14 (environ 70 kilomètres); mais le terrain ' est fort inégal, comme nous l'a fait remarquer Hamilton, et les parasanges pouvaient être là des parasanges de petite mesure. Or ï'épigraphie et la description des lieux sont décisifs. Strabon nous dit en effet1, 1° qu'Apamée s'étend au pied de la colline de Célènes, où la ville s'élevait autrefois, mais dont Antiochus Soter transporta les habitants dans l'emplacement actuel, en lui donnant le nom d'Apamée; 2° qu'elle est traversée par le Marsyas, petite rivière au cours rapide, qui prend sa source au même lieu et va tout aussitôt se jeter dans le Méandre, lequel reçoit un peu plus haut l'Orgas, rivière au cours paisible. Or précisément une rivière rapide, venant d'une source impétueuse, située au pied d'un rocher voisin, traverse Dinaïr pour aller, tout près de là, rejoindre le Méandre, dont la source n'est pas éloignée2. C'est d'ailleurs ce que disaient Hérodote3 et Xénophon4, qui tous deux distinguent du Méandre le Marsyas, désigné dans Hérodote par l'épithète de y.aTajLpaxT-r;;, impétueux; tous deux s'accordent assez bien entre eux et avec Hamilton sur la source de ce cours d'eau, puisque Xénophon la place au pied de l'acropole et Hérodote dans l'agora de Célènes. Hamilton fait d'ailleurs observer que, si la caverne mentionnée par Xénophon comme contenant cette source n'existe plus aujourd'hui, elle a pu être détruite par un des tremblements de terre, fréquents dans cette contrée, selon Nicolas de Damas, et aussi, nous l'avons vu, selon

H. — Voy. aussi Ainsworth, Travels in the track of the ten thoiuand Greeks, p. 13-15.

t. L. XII, chap. 8.

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