‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 225 sur 354 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

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qu'on a placé à Mezetli1. Or, en partant de Tarse, l'expédition se dirigea vers l'B.; c'est donc avant d'entrer dans la capitale de la Cilicie propre qu'elle atteignit Soli, et de cette façon le nombre de parasanges qu'elle parcourut dans cette plaine avant d'arriver à Tarse n'a rien d'incompréhensible. Il est donc fort inutile de se figurer avec M. Ainsworth* que les 25 parasanges sont comptés à partir de Tyane, ce que Xénophon ne dit pas du tout.

Xénophon3 compte dix parasanges (55kil. 5) de Tarse au Psaros (Saïhun). M . Chesne y pense que Cyrus franchit ce fleuve à Adanah, ville qui existait dans l'antiquité sous le nom qu'elle porte aujourd'hui4; quant au Psaros, bien que M. Breitenbach ne cite d'autre variante m;inuscrite que Pharos dans le texte de YAnabase, les géographes anciens l'appellent Saros5. La géographie de Ptolémée comme le S-raciac^, le distingue du Pyrame, dont ces deux ouvrages placent l'embouchure entre celle du Saros à l'ouest et la ville de Mallos à l'est ; Xénophon ne les distingue pas moins, quand il nous dit qu'il trouva un espace de 500 parasanges entre le passage du Psaros et celui du Pyrame, beaucoup plus large que le premier; néanmoins Strabon dit qu'après le Cydnus on trouve le Pyrame, qui vient de la Gataonie et dont l'embouchure est, selon Artëraidore, à 500 stades (97 kilora.) de Soli, en ligne directe6; M. Langlois7 explique ce silence sur l'embouchure du Sarus, assez fréquent chez les anciens, en admettant que, jusqu'au VIe siècle de l'ère chrétienne, le Sarus n'était qu'un affluent du Pyrame, fait démenti, comme nous le voyons, par le témoignage bien antérieur de Ptolémée, si on le prend en toute rigueur, mais que l'on peut admettre, si l'on se borne à reconnaître une ancienne communication, fermée depuis par une révolution physique, et qui ne laissait couler par le Sarus inférieur qu'un volume d'eau peu considérable8. Quant aux distances signalées par Xénophon

1. Stadiasmus, 168 à 171 et note (éd. Car. Millier), et Corp. Insc. Graec., 4434-6. Cf. Scylax, 102. Ptolémée (V. 8, | 4) met Soli à 30' à l'O. de l'embouchure du Cydnus. — M. Tchihatchef (Journ. asiat., 1854), y signale de magnifiques ruines.

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