Flodoard, Uistoria Remensis ecclesiac, 1. 11, c
3. Capitulaire de Servais, chez dom Bouquet, Historiens de France, t. VIII. p. 614.
4. « In pago Tardanensi villam Ruminiacum cum capella et omni inte-
• gritate sua... et cellam sanctae Magrae in pago Tardanensi cum omnibus » appenditîis suis In pago Tardanensi villam Sarciacum cum manso
• indominicato, et capellam, et quidquid ibi aspicit, vel quidquid ex » eadem Otherus olim cornes habuit (Dom Bouquet, Historiens de France, t. VIII, p. 660).
honorée'. Enfin, Sarciacum doit se traduire par Sarcy (Marne, ai r. de Reims, cant. de Ville-en-Tardenois.)
4. L'auteur du troisième livre des Mîracula sancti ZHonysii, lequel, ainsi que nous l'avons déjà dit, écrivait vers 877 et dans les environs du Rémois, sinon dans ce pays même, parle deux fois du pagus Tardanrnsis. Il y place les villac d'Alfa Ripa* et Draviniaca 3, où résidaient deux jeunes filles, Folchilde et Manebia, atteintes, l'une de cécité et l'autre de paralysie, et qui, suivant l'hagiographe, furent guéries, en 877, grâce aux mérites de l'apôtre des Parisii. Nous n'admettons pas avec Mabillon l'identité d'AUa Ripa et d'Autreppes (Aisne, arr. et cant. de Vervins), parce que ce village, bien que possédé dès le neuvième siècle par l'abbaye de Saint-Denis, n'a jamais porté le nom d' Alt a ripa: un diplôme de 879 le désigne sous le nom dWltrippia 4. Enfin Autreppes n'a jamais pu faire partie du Tardenois dont il était fort éloigné5. — On n'éprouve aucune difficulté pour la traduction du nom de la villa Draviniaca ; c'est certainement Dravegny (Aisne, arr. de Chàteau- Tliierry, cant. de Fère-en-Tardenois), village qu'un document de 1398 désigne sous le nom de Dravcigny-en-Tardenoys6.
5. L'historien rémois Flodoard fait plusieurs fois mention du pagus Tardinensis. Sous l'épiscopat de Réolus, dit-il, Varat, homme illustre, donna aux églises de Notre-Dame et de Saint- Remy de Reims, Cruciniacum, Mo?is, Curba Villa cum Aciniaco, in pago Tardonensi1 . — Cruciniacum se traduit
!. Dans quelques publications, on trouve cella sanclae Marihae (D'Achery, Spicilegium, èdit. in-t\ t. III, p. 352). L'abbé Pêcheur (Annales du diocèse de Soissons, t. I, p. 481) traduit ce nom par « le prieuré de Sainte- Marthe-en-Tardenois. » — Voyez, sur le lieu du martyre de Sainte- Macre, plus haut, p. 19.
2. « Puella nomine Folchildis, ex villa quae appellatur Alta Ripa, in » pago Tardanensi sita » ( Mabillon, Acta sanctorum ordinis sancti BenedicU, m* siècle, 2' partie, p. 361).
3. « Puellae, nomine Manebiae, de Tardanensi pago et villa Dravi- » niaca » Ibid., p. 363).