Papyrus du Louvre N° 3, 3 bis
siqne. Sans doute, les gens de pure race hellénique, instruite à l'Ecole d'Alexandrie ou près des rhéteur» qui étaient venus établir leur école dans les vieille* cités égyptiennes , parlaient et écrivaient leur langue sans omettre aucune de ses formes, ni violer aucune de ses règles. Mais le gros de la population, Egyptiens, Syriens, Arabes à peine hellénisés, ou les Grecs de basse classe qu'un long contact et des alliances répétées avec l'ancienne population avait rendus à moitié barbares , se trouvaient mal à l'aise en présence des raffinements de la langue et la pariaient à l'Egyptienne , c'est-à-dire , fort mal : leur orthographe et leur prononciation n'avaient souvent que des rapports fort éloignés avec l'orthographe et la prononciation véritable des mots : leur syntaxe aurait étonné Démosthèncs au dernier point. Les papyrus du Louvre nous ont conservé mainte lettre dont aucune traduction même fautive à dessein, ne saurait rendre l'aspect étrange. Un certain Ammonios qui s'appelle lui-même Ammoni écrit à sa sœur :
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1 . Lk forme égyptienne de ces deux nom» serait : U ^~~~J u û ^ Jp-
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