‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 92 sur 354 · Letronne, Papyrus Grecs du Musée du Louvre, p · texte numérisé non relu

Letronne, Papyrus Grecs du Musée du Louvre, p

5. Un grand nombre des Papyrus aujourd'hui connus, le Papyrus Sallùr JVb. /; les Papyrus Anastasi No. I, II, III, IV, V; le Papyrus de Leyde I, 348, quelques uns des Papyrus de Turin, nous ont conservé des compilations de ce genre. M. Chabas annonce la publication prochaine d'un nouveau recueil qu'il a découvert à Bologne.

n'intéressera que médiocrement les érudits de Ta venir. Au contraire , la lettre d'Amen-em-Ap à Pentaur sur les misères du métier d'agriculteur nous donne un tableau à peu près exact de la condition des fellahs égyptiens , quatorze siècles avant notre ère.

Celles de ces lettres qui nous sont arrivées intactes commencent généralement par une série de formules presque aussi invariables et certainement aussi banales que les formules de politesse dont nous nous servons chaque jour. Ce sont d'abord les noms et titres de la personne qui envoie le message et de celle qui le reçoit : «Le porte-plume à la droite du Roi, le scribe royal, intendant du trésor, Pà-Râ-m-h'eb, au scribe Qàgàbû » 1 ; ou bien : « Le scribe [royal] Amen-mesû rend hommage à son père, le chef des Mercenaires Bok-en-Ptàh* , puisse-t-il bien se porter ! puisse-t-il être en faveur auprès à'Ammon-Râ , roi des dieux!»2 ou encore: «Le scribe royal, capitaine des archers, Bâmessâ. au mâcon Roi'.»* Aussitôt après cette sorte de salut, on rencontre d'ordinaire une invocation à la divinité : l'écrivain prie les dieux de vouloir bien veiller sur le personnage auquel il s'adresse. «J'implore Phrà-Armachis , Tûm, et les dieux qui font partie de son cycle, afin que tu jouisses d'une bonne santé, perpétuellement.»4 Je lis ailleurs dans un message du Soient Mersûatew à la dame Tanrû-t : « Sois en parfait état , sois vivante, sois en santé, sois dans la faveur d'Isis, ta divine soeur ; en voyant [cet écrit], sois en parfait état.»5 La phrase pouvait être plus ou moins longue, suivant le nombre des noms divins qu'y introduisait la dévotion de l'écrivain. La plupart du temps, il jugeait que la protection d'une ou deux divinités bien choisies suffisait au bien-être de son correspondant; parfois, il ne se contentait pas de si peu et sentait le besoin de mettre en mouvement tout l'Olympe égyptien avant de passer à la formule suivante : « Ceci est envoyé pour faire savoir à mon seigneur, item, pour plaire à mon seigneur.» Après ce dernier effort de politesse ou entrait résolûment en matière.

J'ai hâte, de dire que ce cérémonial compliqué n'était pas

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