‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 93 sur 354 · Id., pl. XX, l. 7 et XXI, l. I · texte numérisé non relu

Id., pl. XX, l. 7 et XXI, l. I

5. Papyrus de Leyde I, 360 pl 71 l. 1-4; Cfr Chabaa (Mél. Eoypt. 2' série, p. 11-12.)

entièrement obligatoire; on pouvait l'allonger ou l'abréger, selon les besoins ou le caprice dn moment. Les pièces officielles commencent généralement par la date et par le protocole complet du prince régnant : « Sous la Majesté du Roi de la Hu et de la B" Egypte, seigneur des deux mondes (Râ-ûsor- Xeprâ-n step-en-Râ] v. s. f. , fils du Soleil, seigneur des diadèmes de même que Tûm, [SétU Meï-n-Ptàh<)\ v. s. f.,' ami de Tûm, seigneur des deux pays de Annû , 1 et Râ- Armachùs , vivificateur à toujours et à jamais , comme son père Râ-Armackis;*3 immédiatement après, vient souvent l'indication du lieu où résidait le scribe : «tandis que j'étais dans la demeure de (Râmessû - Meïamoun) \ v. s. f . , le double puissant de Phrâ- Armachis, [dans] le palais magnifique des millions de panégyries, occupé à dire les louanges du dieu Ammon de Râmessû- Meiamoun)\ v. s. f. et du dieu PtoA'U* Dans la plupart des lettres privées ou des simples messages administratifs , la présence de deux ou même d une seule de ces trois formules était jugée suffisante. On disait fort bien , sans manquer aux lois du savoir- vivre : «Le scribe Hor, pour contenter son seigneur, le scribe Râmessû, puisse-t-il bien se porter! Ceci est envoyé pour informer mon seigneur, item, pour contenter mon seigneur. 11 y a que etc. ,» * en passant la prière aux dieux ; ou simplement : « Le scribe Râmessû dit au scribe Toth-em h*eb.»* Les divers exemples cités plus haut prouvent d'ailleurs que les Egyptiens savaient déjà varier et graduer leurs formules , suivant le rang et la fortune de leurs correspondants. Le maçon Rot, pour honnête homme qu'il fut , n'avait pas droit aux mêmes égards que la dame Tanrû-t ou que le chef des Mercenaires Bok-en- Ptàh'; tandis qu'on prodiguait aux autres les compliments fleuris et les souhaits de bonheur , on lui jetait à peine un mot bien sec, et on passait sans plus s'inquiéter de lui.

Quelquefois , la rédaction de ces formules semble épuiser la verve de l'écrivain : après les avoir tracées de belle encre , il ne trouve plus rien à dire , et passe immédiatement à la clause

I. Le Sêti dont il s'agit dans cette pièce est SHi II, petit-fils et troisième successeur do Sésostris. (V. Brugsch , Histoire d'Egypte , t. I, p. 177-179).

3. An du Nord, et An du Sud, Héliopolis et Hermonthis. Cfr. Brugsch, Ueogr. Inschriflsn, t. I, ». 193, 254— '280.

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