‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 112 sur 321 · est apparenté à ^ ■ ^^ ^^ iûrpâ, nom d'une · texte numérisé non relu

est apparenté à ^ ■ ^^ ^^ iûrpâ, nom d'une

espèce d'oie. C'est un verbe de mouvement qui désigne la marche disgracieuse de cet oiseau.

^ "^ ®^^|^iu-fl^p^|0'<d-jt^.A'<lm«aA*. Goodwin:

Ni Tesprit, ni la vigueur ue manquent à ce portrait; Técolier, admonesté de la sorte, devait y regarder à deux fois avant de se laisser aller au vice qui lui avait attiré si dure réprimande. Mais il ne suffisait pas d'avoir corrigé l'étudiant : il fallait â'attacher au métier des lettres, et, pour cela, discréditer à ses yeux les divers métiers pratiqués en Egypte. « Celui qui se fait scribe est délivré de toute tâche servile , — est protégé contre tous les travaux [de construction], — est éloigné de la houe [1) et de la houlette (?) . > — Ne portes-tu pas une palette ? — C'est là ce qui établit la différence entre toi et celui qui manie la rame. — Tu es éloigné des misères ; 2 — point de maîtres à force, — point de supérieurs nombreux. — Sorti du sein de sa mère, l'homme — se courbe devant son supérieur : — le conscrit (?) sert le capitaine , — - le cadet, le commandant, — le goujat, le cultivateur. —

«Thon art besmearod Hke an egg.j> iCamb. Es. 1S58, p. 253.) Je considère ce membre de phrase comme mutif et je propose de le rétablir comme il

«Tu te salis conMne un crocodile.» La chute de la préposition ^^s. ein devant le mot ^Rs^ M ^ 8 77, fnsdh'-u qui, lui aussi» commence par nn m, était naturelle, et, on peut même dire, presque forcée. Le texte

complet de cette lettre se trouve dans Anastasi IV, pi. XI, 1.8 — pi. XH, 1.5; les premières phrases du texte jusqu'à A M | 1 ^^'^ '"^

iUoty «Tu es comme une rame,» se retrouvent dans SalUerl, pi. IX, I. 9 — 1 1 .

1. Goodwin: «The scribe is released from labour; he is the manager

of ail business; he is appointed to » {Camb. is^., 1858, p. 251).

Le membre de phrase non traduit par M. Groodwin est ainsi conçu :

akenftû xànàx'i. Je ne connais pas d'autre exemple des deux derniers mots.

D*aprës son déterminatif u O ^ V^ iUietmû paraît être la htme.

XÙfM/i suivi du rameau \^rf^ est peut-être le nom du

bâton porté par les bergers égyptiens.

2. Goodwin: «He is condemned to toil.» (Cmnb, Es., 1858., p. 251), le

<=> ft W ^ <5 texte égyptien porte (J Hl-àï-tû-w, « il est éloigné, séparé de

», le pronom de la troisième personne ulc»^ «^ se rapportant au

scribe qui, deux lignes plus haut, est désigné par W. prontmi de la deuxième

personne v -* k. Ces brusques changements de personnes constituent

une des élégances du st^Ie égyptien.

L'homme ^ est fait pour le capitaine, — le courrier pour le gardien des portes, — le berger pour le boucher. — Le preneur d'oiseaux va pour chasser à la course , — le preneur de poissons, pour se plonger dans Teau. — Le prophète accomplit les rites ;

— le prêtre fait les cérémonies. — Celui qui ^ —

se plonge dans le fleuve ; — il ne distingue point la saison des semailles de celle des moissons, — tant le ciel souffle sur Teau (f) — Le chef d'atelier est à son travail ; — son cheval s'enfuit du champ, — le grain de sa femme — et de ses enfants reste dans le sillon ; — sa servante se fait femme de peine (f ) , -^

— son valet devient comme qui est misérable (?) — Le boulanger pétrit, — met les pains au feu ; — [tandis que] sa tête est dans rintérieur du four, — son fils le tient par les jambes: — s'il échappe de la main de son fils,^ — il tombe là, dans les flammes.'^ — (Il ny al que le scribe: lui, il prime — tout ce qui est dîins cette terre.» ^ Nous possédons de ce morceau une antre

1. /5^ vR pà sa; je prends le mot hùtnmt dans le sens militaire : un

capitaine et ses hommes ; un enseigne et ses hommes.

2. Un membre de phrase dont je ne saisis pas le sens, mais qui sert évidemment de sujet a tons les membres de phrases suivants.

JH I tàïw bok-t em ta lipmH-t-u . Le sens précis do mot jj A^ ^K^ u li ^^ ^ bpàâï't m'est complètement inconnu ; comme il se trouve

^ww\

en antithèse avec Texpression vv^^"* - tif/-trtf, qui est en ruine,

Je présume qu'il marqne une action désagréable ou pénible.

tte-w. Litt. : «la fois d'échapper de la main de son fils.»

5. Le mot que je trsLÛniBjlamtnes est écrit "^^S^j^ IJ, ^'w^* ^**^'

sinsill. et ■^{^Bl^^^^<:y>n dans SalUer /. Brugsch (DiW.

p. 621, s. V. i.) traduit le passage: «DerBauer beschSftigt mit Backen, Mhiebt das Brot in die Feuergluth, sein Kopf steckt im Innem des Ofens» es wird eingenommen sein {se. des Ofens) Boden von seînen Beinen .... er stiirzt sich hinein in den Rauch.»

6. Anastasi II, pi. VI, 1. 7 — pi. VII, 1. 5. Comme le texte de ce morceau est très confus et assez mutilé dans Toriginal, peut-être ne sera-t-il pas inutile d'en donner la transcription exacte. Le morceau est séparé uu piécédent par U; signe ^«v*-^ écrit non pas à l'encre rouge , mais à

n'échange pas les travaux manuels pour les études littéraires, ne fait jamais son profit. ^ Sache le bien.» Le tableau n'est pais riant : travailler sous le dur soleil d'Egypte, s'exténuer à remuer la terre, à creuser des rigoles, à semer, à herser, à récolter, à battre le grain, pour en arriver à mourir de faim ou sous le bâton, tout cela n'avait rien de bien engageant. Le jeune homme, plutôt que d'y aller voir, en croyait son maître sur parole et renonçait à ses idées de vie champêtre, mais sans embrasser franchement l'étude des lettres. L'éclat des armes, le bariolage des vêtements, l'aspect saisissant des marches, en un mot, cet appareil théâtral qui partout enveloppe et cache les misères de l'état militaire, attiraient ses yeux et tentaient son imagination. C'était le moment des grandes conquêtes et des expéditions lointaines, partant des fortunes rapides : le fils d'un batelier s'en allait simple soldat et revenait général. ^ Ceux de nos conscrits qui sont gens d'imagination peuvent se figurer qu'ils ont au fond de leur giberne le bâton de maréchal et la grand croix de la Légion d'honneur. L'étudiant égyptien rêvait aux grandes razzias sur les rives du Haut-Nil, au pillage des cités asiatiques ; il voyait passer vaguement devant ses yeux des troupeaux d'esclaves chargés de poudre d'or, de plumes d'autruches, de dents d'éléphants, d'armes rares, de vases précieux : il se demandait s'il n'aurait pas lui aussi, le droit de porter l'arc, de commander à des soldats et de remporter des victoires. La flèche d'un Syrien ou la massue d'un nègre pouvaient l'arrêter au milieu de sa course ; mais sll échappait aux dangers de la guerre, quelle fortune et quel avenir ! La richesse assurée, une

1. Goodwin: «L'occupation du scribe prime toute autre espèce de trayail ; il ne regarde pas les lettres comme un travail : il n y a pas de taxe sur lui.» {Papyms hiéiaHques, 2^ liv., p. 22.) La dernière phrase est très

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obscure. SallierL porte RM 11 J^ l h^esbâ-u-n-ew «celui qui a

estimé, les travaux manuels à l'égal des lettres» ^^joQ*^^ «m 9exàû;

AnastasiV, «Celui qui n'échange pas (?) X<=:^Hnl .anh'etra-^

les travaux manuels contre (^^ «^) les .lettres, ne fait pas de profit,

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an ûti em-dAù-w i^kf-t-^, m.-à-m., point n'est avec lui utilité, profit.»

2. Voir dans le Métnoire sttr Ah*mèê de M. de Bougé, et dans Brugsch, lliiUnre étEgypte^ p. 60, la curieuse histoire û^Ah^mèë-ee'Abna.

maiiM>n dans ThèbeB à Fombre sacrée du temple d'AmmoD, uue villa peinte, au bord de quelque canal bordé de palmes, le collier d'or de la vaillance, ^ et, peut-être, qui sait? digne couronnement d'une longue existence bien remplie, la permission de garder ses sandales dans le palais du roi ! ^ Il n'en fallait pas tant pour le décider. Il voulait endosser le bamais, partir pour les pays lointains, monter h Tassault dés villes syriennes, se mesurer corps à corps avec les plus braves d'entre les X^itas .... Mais son maître : « Pourquoi dis-tu que l'ofiGcier d'infanterie est plus heureux que le scribe f^ — Arrive, que je te peigne le sort de l'officier d'infanterie, — l'étendue de ses misères! — On l'amène, tout enfant,* — pour l'enfermer dans la caserne:^ — une plaie qui le coupe se forme sur son ventre, — une plaie d'usure est sur son œil,^ — une plaie de déchirure est sur ses deux sourcils; — sa tête est fendue et couverte de pus {i)J — Bref, il est battu comme un rouleau de papyrus, — il est brisé par la violence. — Arrive, que je te dise sa marche vers la

1. Voir dans les Denkmàler, AM, III, 97a. le tableau où le roi hérétique X*û-n-AUH fait donner for au fonctionnaire Méri-Râ, et rinscription A'Ah'mès-êfAbna, 1. 19—20.

2. de Rougé, Recherche* sur les monutnents qu'on peut aUribuei' aux six premières dynasties de Manéthon, p. 128.

3. Ceci est la version du texte Anastasi IV ; le texte Anastasi III donne la variante: '^'^ A ^ .RH, , .JL F5 I iJ

n-ek iêxàû nen en zod h^na zod — a/ dûà-k h^er-k er arse^à — nozem qim se^à, que je traduirai : «Quand te sera apporté cet écrit de communication, — applique-toi à devenir scribe I — heureux est trouvé le scribe ! »

4. Anastasi III: «petit enfant avec la tresse» de cheveux, parure des enfants en bas âge.

5. Anastasi III coupe ce membre de phrase en deux : «on l'amène tout enfant — on renferme dans la caserne.» Le mot que je traduis caserne

est écrit ^^5 E^^n zàpdffà dans Anastasi III et ^^©^^ ^-S

zàçàpû dans Anastasi IV.

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