‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 13 sur 321 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

PÀGUS CASTRICENSIS

Il importe de distinguer le j^agus Castricensis, désigné par divers documents sous le nom de pagus Casty^ensis, d'un pays de même nom décrit par M. Guérard* et dcmt Châtres (Castra), aujourd'iiui Arpajon au diocèse de Paris, était le chef-lieu. On ne doit pas le confondre non plus avec un comiiatus de Casterei compris dans cette grande région forestière de Lorraine désignée sous le nom deWoëvre, comilatiis que le cartulaire de Tabbaj^e de Saint- Vanne de Verdun permet de placer dans le diocèse de Trêves*. Ce dernier district ne semble encore connu que par deux pièces, un diplôme de Henri II de Germanie ^ et une bulle du pape Jean XIX ^ ; la première de ces pièces est mentionnée par Adrien de Valois qui a identifié ce comitatus de Casterei avec le pagus du diocèse de Reims ^.

Les érudits du commencement du xyii** siècle ne pouvaient, paraît-il, se résoudre à admettre que Castrensis fût la véritable dénomination îbi pagus \omn du Porcien; suivant certains d'entre eux, l'ancien nom de Retliel aurait été liastriini et l'on devait lire dans le diplôme accordé en 887 par Charles-le-Gros à l'abbaye de Saint-Médard-de-Soissons, non pagus Castrensis, mais j)agus Rastrensis, c'est-à-dire Réthelois. Marlot a fait justice de cette opinion en faisant remarquer que sa fausseté est démontrée par le diplôme original, lequel donne Castrensis^,

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