Pap. AnmtasillT, pi. VI. 1. ll—pl. VII
£n tout pays et de tout temps y rarrivée du prince fait naître dans le cœur des fonctionnaires publics une joie officielle dont les compliments les plus chauds ne sont que l'expression très affaiblie. Aussi, dans une autre occasion analogue, Amen-em-^nt trouve-t-il moyen de renchérir encore sur Tenthousiasme de cette première épitre. « Le chef des bibliothécaires Amen-em- Ant, du trésor du Pharaon, v. s. f. , dit au scribe PentàHr: Voici , lorsqu'on t'iq)portera cette lettre de paroles cadencées, réjouissez-vous, toutes les terres, toutes les générations! ^ tant est bonne la venue que fait le seigneur vénérable en tous pays! tant est gracieuse l'arrivée dans sa demeure du roi des deux Elgyptes , le seigneur des millions d'années , le grand en royauté comme Horus [Bâ-n-Râ Meïamaun)\ v. s. f. , celui qui guide l'Egypte en joie , le fils du Soleil , l'honneur de tout roi [Menephtah^ H^otep-h'er-mâ-u) v. 8. f. , le tout juste (f). Allons ! Contemplons le guide des Justices , le destructeur des fraudes. Renversant leur face, il force tous les crocodiles à retourner la tête;^ l'eau est abondante,^ elle ne s'épuise pas; le Nil s'élève haut ; les jours sont longs , la nuit a ses heures, la lune vient [réffuUèrement] , les dieux sont bienveillants , . . . . * sache le bien.»^ Il n'était même pas besoin d'un prétexte officiel : les scribes louangeurs s'adressaient directement au Pharaon, a Vie, santé, force! — Ceci est envoyé afin qu'On sache, « — au palais de [Meri-Mâ]] v. s. f. — le double horizon,
1 . Le texte un peu mutilé en cet endroit doit se rétablir : ^ ^^^
zerti pà hàii'U.
Xerû h'er-sen tM-to niei-û-^ fieb-t niùqàh*àtl. Le crocodile étant l'emblème du mal et ne pouvant détourner la tête , toutes les fois que les Egyptiens voulaient dire d'un roi ou d'un dieu qu'il avait fait une action impossible aux forces d'un mortel, ils se servaient d'une image analogue k celle qu'on trouve en cet endroit. Le mot-à-mot du passage serait: «il fait tous les crocodiles occiput ou tête retournée ! »
'^ /5ÎS, '^^**'*^? yy Pàtnûh'd. M. à. m. : « L'eau Se tient [à ionne
4. Membre de phrase rendu inintelligible par une lacune de quelques signes.
5. Papyrus ISallier I, pi. VIII, 1. 7 — pi. IX, 1. 1. La formule finale rappelle selon la remarque de M. Egger, le ïvm ou Znttç Mt^ç des Papyrus Grecs.
H. On ici est le Pharaon.
où réside le Soleil! — [Tour?ie] ta face vers moi, dieu Shû^^ an lever , — toi qui illumines les deux régions de tes perfections, — disque des humains qui écarte les ténèbres de TEgypte ! — Tu es comme la forme de ton père Bâ — qui se lève au ciel; — tes rayons entrent dans toute ville, ^ — il n'y a point de lieu qui soit vide de tes perfections. — Ce que tu as dit, c'est le destin de toute terre. — Tandis que tu reposes dans ton palais v. s. f. , — tu entends les paroles de toutes les contrées', [car] tu as des millions d'oreilles; — ton œil^ brille plus qu'étoile au ciel — [et] sait fixer le soleil. — Si on parle, et que la bouche [gui parle] soit dans la ville,* — ceïa descend dans ton oreille ; — Si on fait quelque chose de caché, — ton œil l'aperçoit — (Bà-n-Bà Merï-Ammoun)\ v. s. f., — Seigneur gracieux, qui édifie les souffles;* — Ammon-Bà, le premier fait roi,® — le dieu de la première fois, — le nomarque des faibles , — qui ne reçoit pas les présents des malfaiteurs , — qui ne dit pas: ««Qu'on amène les témoins qui condamnent;»» — Ammon-Bâ, qui [tient] la terre [en équilibre] sur son doigt — dont les paroles réjouissent , — qui condamne les malfaiteurs au bâcher, — [lut] dont la parole est puissante dans l'Occident. ^