VI. — Je leur fais voir ta Majesté comme comme les
formes de Se;^et dans sa rosée f^;.
Comme on voit les fragments cités ne renferment que la seconde moitié de chaque verset : la première a disparu sous les ruines du monument. Les cinq premières colonnes répondent aux cinq premières colonnes de Touthmes III à quelques signes près ; la sixième donne une nouvelle version malheureusement trop mutilée pour qu'on puisse la traduire avec certitude.
qu^elles s'appliquent aa roi et peignent sa grandeur en traits saisissants, cela suffit. Soudain , cette matière poétique ample et flottante se concentre et se prend en une sorte de chant cadencé dont le rythme inflexible se marque par la répétition constante dans chaque verset du, commencement et du milieu de la ligne d'hiéroglyphes. Chacun des dix versets que récite le dieu est coupéj non-seulement à Touïe, mais encore à la vue , par le redoublement des mêmes syllabes et des mêmes lettres initiides. Par dix fois , le dieu déclare au roi dans la première partie du verset, qu'il est venu vers lui et lui accorde d'écraser un ou deux peuples qu'il nomme: et par dix fois, dans la seconde partie du verset, il montre le roi à ces peuples sous la figure d'un être redoutable auquel on ne peut résister. Il rentre ensuite dans les formes ordinaires du langage et termine par des vœux <Ie bonheur et des promesses d'éternité le discours qu'il adresse à son fils le roi Tothmès III vivant à toujours et à jamais.^
Quant aux œuvres monumentales du roi , elles remplissaient l'âme du scribe d'une admiration qui s'exagérait et se répandait en longues descriptions hyperboliques. La moindre construction met la ciel et la terre en mouvement : dés que le Pharaon construit un temple, les dieux y travaillent avec lid, l'aident à jeter les fondations , à diriger les travaux , à consacrer l'édifice. «0 mon fils, dit la déesse Sàwex, ô mon fils que j'aime, maître des deux Eg}T)tes, {Râ-md-men}\ v. s. f. , fils du Soleil [Ptàh'-Meï Sétï% ta demeure est finie, ta fondation est achevée; ses habitants se réjouissent de reposer dans ton temple vénérable ; tous les dieux te protègent [tandis que tu descends] sur cette terre de vérité qui se trouve à l'Occident d'Abydos.^ «C'est moi qui l'ai fondée avec Sokan> dit Ptah^, . . .2 J'ai déterminé au cordeau l'enceinte de ses murs : tandis que ma bouche prononçait les grandes formules, Thoth assistait à la consécration avec ses livres sacrésy^
9—W). NtUer neb em-sà-k m [hà-k er] ta n md m am-ûr-t u abud» 2. Lacune.
K^ah^ ild. i. 11) AU ro-a se/er sex^i^u ûhû^u Toth am yer [sexà-uj-tc, Maspero, dans ]<evue critiqtie, 1870, T. II, p 36: «Ma bouche a prononcé les grandes formules , [et] Thoth assistait [à la cérémonie] avec ses livres [Sacrés >»
^ a consolidé les mors da temple , Piak^ Toiûnen a
mesuré le sol, Tûm y yit pom* tonjoaT8(?) .^ Le piea que j'avais en main était d'or, et j*ai fhtppé dessus avec le martean.' Toi, tu étais avec moi en ton r51e de géomètre ; tes deux bras tenaient la houe (?) afin d'établir les quatre angles de l'édifice , selon les points cardinaux du ciel.^ Les formules conservatrices ont été prononcées, les cérémonies préservatrices ont été &ites par Neith et par S$lk.^ Achevés par des travaux qui doivent leur assurer Vétemité, les murs du temple en viennent à dtre neuft ;^ les colonnes sont inébranlables , toutes les portes sont d'airain, le temple est comblé de provisions. Le dieu Sa exalte ses
1 . Le nom du diea a disparu dans une lacune. h*er aiî-^ [onx] te-ta am 9.
1 S^ {Id. /. 73} m dû'Ua n nûb mdz^ n bàtà am-ew Brugsch,
Dict. p. 029: «Der Hammcr in meiner Hand iat von Oold, tch haue mit ihm auf den SchlSgel.»
• {Id, l. 13—14) a4-k h'nd-a m /ep*r-M-A n h*anné Mil-
P4ÏÏÏÏ ,
€i-k xer sezàm-t smeti-n-irdé-ê qâh*^u r nienX't ma •X^^ ^^' Brugsch, Dict. p. 067 : «Du warst mit mir m deinen Funotionen als Geometer, deine Hande tragen das IfeBsinstrument, fcstgestellt sind ihre («c. des Tempels vier Ecken auf genaue Weise nach den viér Himmels-Gegenden.»
>■ kTi5f'iî^2'Jw:àâP:^
Jd. L 14—15] MiU aà-U'ê arû nulq-t-u-s an tiet êerq-t. Si ^^
îttûd n'est pas une erreur du graveur ancien ou du copiste moderne, c'est, poiu" moi du moins , un ana^ kiyôfjifvov. Cfr. le copte Aïoy^c, Aïo^i" M. B. sonum edere, catitare, clatnare, vocare, incautare, invocare.
fi || ^M (| ^ ^^ I ild, L 15-16) grèh^'t m kàt-^» iet-ià êàtû-us r
as-e aru éi-ta m ma. La phrase est assez embarrassée et je ne suis pas certain d'en avoir bien saisi le sens. Elle me paraît devoir se traduire mot-à-mot: «Achevés en travaux d'éternité, ses murailles [sont] au lieu de qui viennent à neuf.»
beautés : tous les dieux qui reposent dans ton temple sont sous le lieu de ta faee avec Osiris : tu accordes à chacun une place dans la grande salleS Timage [de chacun] est fixée dans la position [qui lui est attribuée]. ^ Ainmon y est à leur tête, et sa faee rajeunit (?) ton temple^ * Tu as figuré Ità et les formes [gu'il revêt] pour y entrer ; ^ le disque solaire prospère avec
<^ au front des cieux. Sa forme mystérieuse est dans ton
temple; Horus, Isis y ont aussi leur demeure et se r^ouissent.^ Ptah'-Sakar y est représenté dans sa bari; Nefer-Tûm s'y trouve & côté de Seb et des images du cycle divin de ce temple; <S*t«y Tawne^ y reposent dans les chapelles que tu as consacrées à leur nom. Tous les dieux et toutes les déesses que tu as figurées en ton temple , tous les emblèmes d'animaux sacrés , tous les symboles placés sur les supports d'honneur dans les barques ou dans les chapelles , tous élèvent tes bienfaits vers rhorizon^ jusqu'au ciel supérieur qu'habite le disque , jusqu'au ciel inférieur d'Osiris. Ils donnent à la durée de ta vie l'éternité do ciel , grâce à ces millions d'années qu'ils te promettent. Tu guides toutes les espèces de vivants, à la place d'Horus. Etabli en roi sur le trône de RA , qui t'a donné la terre comme une
I . M. à. m. «Tu fais joindre lui un lieu dans la grande salle. 2- P^j32^^'^^-2.^lil^^''- '^^'' Peut-être le mot mutilé ^ ÉP 1 cl^it-il se compléter en M I^ 1 ^^^* /'^^
renottveler, r(\;mmr du verbe | )^ ^^ 1 wntertfy est douteux. Pent-
es trc faut-il traduire : «Sa face rend divin ton temple.»
2ii^^:M- III*® iiii
I ild. L /«— /9) s^etcê'ew-t-u-fff m tndk't-u-h'è-t m ke^d'U.
Mlll'--TâkISfeflk*!Ss*
/. 19} me^-t-^-ek Rd m ;if«pr-M-io r xd-4 m /enfiil-f. UMSpero dans la JUfme Critique, 1870, T. U, p. 38: «Tu as fiffuié dans le sanctuaire du temple Râ ;le soleil) et les formes [qu'il revêtlorsqu'il marche] à son lever.»