‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 205 sur 321 · Voy. la cart«? de Hamilton · texte numérisé non relu

Voy. la cart«? de Hamilton

marécageux dont les productions ressemblent à celles qu'on voit sur les bords du Cavstre'. Or, comme il est plus que probable que ce nom était significatif dans la langue du pays, on conçoit fort bien que des productions semblables aient fait donner un nom identique à une rivière et à une plaine assez éloignées Tune de l'autnj. Xénophon compte trente parasanges (900 stades» =: 146 kll. 1/2) de K£pi;/.tov àvcpa à KrjsTpou ttîoiov; dans ce pays montueux, il est bien permis do, ramener cette distance h 100 ou 120 kilomètres, ce qui est, h peu de diose près, la distance d'Uschak au lac d'Iber. C'est donc un motif de plus pour acœpter l'identification proposée par Hamilton.

Mais il propose un autnî motif que l'analogie pbysiqpie pour n^connaître au lieu indiqué la ville de KxJaTpoj zeciov. Cette ville étiiit à dix parasanges ou 300 stades (55 kil. 1/2) de Thymbrium, qui, en ligne directe, est à sept ou liuit lieues du petit lac dont nous parlons; or, de Thymbrium h Iconium, Xénopbrm compte trente parasanges, en passant par Tyriaeum. A vol d'oiseau, la distance de Konyeh au lieu proposé pour Thymbrium serait environ 115 kilomètres, qu'il faut accroître notablement à cause du choix des vallées pour une armée nombreuse; et sans doute encombrée de bagages, carCyrus menait avec lui bien plus d'Asiatiques que de Grecs. Nous nous trouvons ainsi en accord fort raisonnable avec les 900 stades ou 146 kilomètres de Xénophon. Or, je le répète, l'identité de Konyeh avec Iconium, ville très-importante encore au milieu du moyen âge, où elle a été longtemps cai)itale d'un empire turc, n'est contestée i)ar personne. Déplus l'auteur anglais croit reconnaître dans lasoui-ce d'Olou-Bounar-Debrent la source de Midas, que l'Anabase met auprès de Thynjbrium*; quanta Tyriaeum, il se trouvait à la frontière de Lycaonie, sur l'itinéraire comnKTcial que décrit Strabon d'après Artémidore^. On comptait de là, par Pliilomelium , un peu plus de 500 stades jusqu'à Karura (fnmtière S.-O. delà Phrygie); en Ljcaonie, la route passait par Laodicée Katakékauméné (Ladik). Or cette route venait d'Apamée par Métropolis, c'est-à-dire entre les deux lacs de Hoïran et d'Ak-Sclieher-*. Comme Ladik est à la même latitude que le premier, la position de Tyriaeum s'accorde

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