‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 206 sur 321 · Strabon, XIV · texte numérisé non relu

Strabon, XIV

i. La plaine do Métropolis ost nomniéo par Titc-Live entre Apamèe et Synnada, quand il décrit la marche de Manlius.

parfaitement avec celle que Hamilton tire de TAnabase: de même que Kiepert dans la dissertation citée plus haut, il Tidentiâe avec celle d'Ilghun.

Les Grecs traversèrent ensuite la Lycaonie en ennemis, durant trente parasanges, et, à vingt-cinq parasanges de l'autre côté de la frontière, ils atteignirent Dana, ou, selon le texte adopté par M. Breitenbach, Thoana, ville considérable, qu'on ne peut se refuser à identifier avec la Tyana des Romains. Cette localité aussi a presque conservé son nom, puisque celui d'Iftyan-Kas est porté par des cavernes situées à un mille et demi au N.-O. d'un petit lac tout entouré de blocs de marbre, de fragments de corniches et d'arcliitraves ; d'autres blocs sont répandus dans la plaine voisine et dans le village même de Kiliz-Hissar bâti sur une élévation, comme Strabon le dit de Tyane^ Il est vrai que la distance de là à Konyeh est d'environ 170 kilomètres, tandis que la mesure de Xénophon en donnerait environ 140 depuis la frontière E. de Lycaonie, et 305 depuis les environs d'Iconium.* Nous avons vu jusqu'ici qu'il fallait réduire les chiffres du narrateur pour retrouver la distance directe; mais le total est ici bien fort et les sept étapes en tout indiquées par tous les textes ne permettent guère de corriger le chiffre des parasanges. Mais il faut se souvenir que Cyrus, considérant la Lycaonie comme un pays ennemi, y a permis le pillage. 11 en résulte que la marche fut probabhîment peu directe, et que, s'il faut réduire d'un tiers la seconde partie de cette route, c'est-à-dire les 140 kil. qui précèdent l'arrivée à Tyane, on \ye\ii bien réduii^e de moitié la première partie; de cette façon le total s'accorde fort bien avec la distance réelle.

CHAPrrRE III.

DU TAURUS A CUNAXA.

%i. Le Taiirus et la Cilicie. — Pour se rendre de Tyane en Cilicie, il fallait fi'anchir un passage, route praticable aux chariots, dit Xénophon, mais fort roide (cpOia ?T/;jpw^), et qu'une

1. Koch (p. 22) relèvo ici une erreur d'Ainswortli» qui, signalant plusiours sources, reporte n^^anmoins Thymbrium à plusieurs Ueues en arriére : Ainsworth est loin d'être affirmatif (p. 29-31).

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