Traveh, p
tanl la nature désolée du pa^y^s imposait à l'armée la nécessité de ne pas s'écarter de l'eau. Nous arrivons ainsi vers l'endroit où le fleuve coupe le 41 ^ de longitude, un peu au-dessus de la prise d'eau du premier canal de communication entre TEuphrate et le Tigre, c'est-à-dire du point où l'industrie humaine commence à combattre le désert, en d'autres termes, à une cinquantaine de kilomètres au-dessous d'Ihi, le Hith des cartes modernes * ; c'est aussi à ce point, à l'expiration de ces treize étapes, que l'entrée de la Babylonie est signalée par Xénophon *.
Il nomme Pyles le point où elles se terminent. Pyles est considérée par Grote ^ comme une localité dont le nom représente probablement ïentrée d'une région nouvelle, d'après rétjTnologie grecque de ce nom , la Babylone étant un terrain plat d'alluvion qui succède aux ondulations du désert et aux bords escarpés de l'Euphrate moyen. Il en conclut qu'il faut reporter Pyles à une faible distance au-dessous de Hith, tandis que Chesney la plaçait à 25 milles (soit 44 kilomètres) plus bas que cette ville, et Ainsworth bien plus loin encore ^.
L'opinion de Grote paraît bien peu acceptable à tous égards. En réduisant le plus possible, c'est-à-dire de moitié, les 90 parasanges de Xénophon, on n'arriverait pas plus haut que les petits lacs qui se trouvent à gauche du fleuve, à 25 milles environ audessous de Hith; c'est l'extrême limite qu'on puisse, à la rigueur, accepter pour la Babylonie de Xénophon. C'est là précisément que l'on trouve, sur la rive droite du fleuve, une ville de Ramadi^, dont l'assimilation avec la Charmandéde Xénophon, proposée par l'auteur de la carte citée en note, paraît justifiée par la linguistique. Xénophon^ ne dit pas du tout qu'elle fût vis-à-vis de Pyles, mais que les Grecs la virent comme ils marchaient encore dans le désert ; non-setdement donc la Babylonie ne pouvait s'étendre plus loin, mais il y a toute apparence qu'elle n'atteignait pas ce point-là. De plus, l'argument étymologique de ôrote est ici sans valeur, d'abord parce que nous ignorons si Xénophon a traduit ou simplement transcrit le nom Pyles , puis parce que FluXai, employé déjà plus haut et plus d'une fois par l'auteur ^, a tou-