‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 233 sur 321 · Der Zug, etc., p · texte numérisé non relu

Der Zug, etc., p

6. Kentrites et Ârsenias, Bohten-tchaï et Gharscn-su (Voy. Ainsw., 167, Koch, 78, 82.

seulement de la première de ces villes. Le volume d'eau étant moindre, le passage est là plus facile, et c'est là que la route de Mossul passe de la rive gauche à la rive droite du Bohtan-tchaï ; d'ailleurs, ajoute l'auteur, Xénophon, en cet endroit de son récit, ne parle nullement du Tigre.

Au-delà de ce cours d'eau, l'armée traversa, durant une marche, de cinq j)arasange$f la plaine arménienne et quelques hauteurs de facile accès. On trouva, pour la couchée, un grand village bien pourvu de vivres, résidence d'un satrape; puis deux marches, formant dix parasanges, conduisirent les Grecs aux sources du Tigre qu'ils dépassèrent (6x6pf)X6ov), et quinze parasanges de plus les amenèrent à la petite rivière de Téléboas^. Voilà bien des problèmes en quelques lignes.

Assurément les sources du Tigre dont parle ici Xénophon ne sont point les sources véritables, celles du fleuve qui passe auprès d'Amide. En supposant même, avec M. Layard, et contrairement aux raisonnements de M. Koch que nous venons de résumer, que le gué du Kentritis fût celui de Tilleh (et c'est, vers l'Ouest, l'extrême limite possible), quinze parasanges, même en ligne directe, ce qu'on n'admettra certainement pas, dans ce pays coupé de montagnes, seraient loin de suffire pour mesurer cet itinéraire ^ Mais, entre Amide (Diarbekr) et le confluent du Tigre oriental, le fleuve reçoit divers affluents provenant du même groupe de montagnes que lui, groupe que l'Euphrate supérieur contourne au Nord et à l'Ouest. L'un d'eux, le Nymphus de Kiepert (Batman-su), est assez considérable pour avoir été regardé aisément comme le Tigre lui-même; sa source est encore à bien plus de quinze parasanges de Tilleh; mais la rivière un peu plus orientale, près de laquelle on bâtit plus tard Tigranocerte (le Jezidchane-su) convient parfaitement aux chiiBFres de VAnabase\ le terrain qui sépare son cours de Tilleh est presque tout en plaine, et, de plus, sa situation explique le passage suivant. En eiBFet, l'armée avait dû passer l'Arsanias sur le pont de la route de commerce qui conduit de Sert à Diarbekr, et avait traversé un pays assez plat, comme le dit Xénophon, mais se trouvait arrêtée maintenant par des montagnes trop hautes pour être franchies, du moins dans la saison des neiges (cf. chap. 4 et 5)^. Les Grecs purent donc

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