Marlot, Metropolis Remensis hisloria, t. I, p
Cette forme Castrensis, que l'on trouve aussi dans le plus ancien texte mentionnant notre pagus, pourrait donc être préférée à la forme Castricensis, que nous avons cependant adoptée, pour nous conformer à la tradition rémoise qui, du reste, a pour elle deux historiens rémois du x° siècle, Flodoard et Richer.
Nous avons trouvé neuf mentions du pagus Castricensis.
1. Il est certain que le pagus Castricensis existait dès les premières années du neuvième siècle, autrement Flodoard ne l'aurait pas nommé parmi les contrées qui furent comprises dans le missaticum confié aux soins de Wulfhair, sous le pontificat de Turpin, c'est-à-dire avant 812
2. En 832, Louis le Pieux, dans l'acte de partage de ses Etats, mentionne le pagus Castrensis parmi les pays de la France moyenne (metlia Francia) qu'il adjoint au royaume d'Alémanie, créé pour son jeune fils Charles. On ne peut supposer qu'il soit question, sous cette forme Castrensis, d'un pagus différent du Castricensis, car il est nommé entre le Vongeois et le Porcien *.
3. Les Annales de saint Bertin comptent le Castricium parmi les pays compris entre le Rhin et l'Escaut et attribués à l'empereur Lother par le partage de 843 3 .
4. Après la mort de l'empereur Lother, ce pagus fit partie du royaume de son second fils Lother II. Lors du partage du royaume de ce dernier entre ses oncles, Louis le Germanique et Charles le Chauve, en 870, le Castricium fut un des pays attribués à Charles 4 .
5. Par un diplôme du 23 juin 887, l'empereur Charles le Gros donna aux religieux de l'abbaye de Saint-Médard et Saint-Sébastien de Soissons une villa nommée Doncherium, située sur la