Voir p
amené à en conclure que le pénitentiel de S. Colomban est, avec les séries canoniques, la source de la première série (i-o4) du livre VI d'Halitgaire.
Mais ces deux sources, la série canonique et le recueil de S. Colomban, sont-elles profondément différente^ l'une de Tautre ? Peut-être elles ont différé à Torigine, mais, à mon sens, de bonne heure, elles ont été fusionnées. Cela explique l'analogie frappante qui existe entre quelques judicia des séries canoniques des pénitentiels triples et les textes de Colomban *. Cela explique encore qu'un pénitentiel ancien comme le pénitentiel de Bourgogne soit fait surtout de la combinaison de textes canoniques et de textes de Colomban. Enfin cela permet de comprendre pourquoi certains canons du livre VI d'Halitgaire (6, 8, 10, 22 à 25, 31, 32, 44) figurent à la fois sur nos deux listes comme dépendant de la série canonique et de la série de Colomban. A dire vrai, il n'est nullement choquant de croire que les clercs de la Gaule franque, pour lesquels Tillustre abbé de Luxeuil n'était ni un inconnu, ni un étranger, ont accueilli les dispositions pénitentielles qui se présentaient sous le patronage de son nom, bien plus tôt et bien plus facilement qu'ils n'ont fait pour les textes d'origine insulaire, colportés sous des noms qui leur étaient beaucoup moins familiers. Si l'on veut bien admettre cette hypothèse, qui me semble très vraisemblable, on peut considérer les textes de Colomban comme un complément naturel de la série canonique.
Il en résulte que toute cette série 1-54 ^ du livre VI d'Halitgaire doit être tenue pour une collection de textes que Halitgaire et ses contemporains considéraient comme
t. Exemples : analogies entre Colonriban A 5, et le texte canonique du SanguîL iripart.^ c. 14 ; entre Colomban A 12, el le,c. 31 de la çérie canonique du SangalL, etc.
2. Il faut faire une réserve pour le c. 53 qui dépend de Théodore.
des textes canoniques. C'est, à vrai dire, la série canonique du pénitenticl dllalitgaire.