‹ Études sur les poissons (volume 2)Chapitre 14 sur 17 · IV PARTIE · texte numérisé non relu

IV PARTIE

IM’PlUMEniE KATIOSAT.E.

ZOOLOGIE

rahle) et V Eleotris abacurus, qui ne doit pas, suivant moi, être distingué de V Eleotris belmanus , Sauvage , comme en fera juger la description suivante.

Eleotris belizianüs.

Eleotris ( Culius ) belizianüs, Sauvage, 1879, llull. Soc. Philom. de Paris, 7 e sér., t. IV, p. 55 Culim amblyopsis, Jordan et Gilbert, 188a, Proc. U. S. Nat. Muséum, p. 610 (nec Cape).

Eleotris abacurus, Jordan et Gilbert, 1896, Proc. Cal. Ac. Sc., p. aa8.

Eleotris abacurus, Jordan et Evermann, 1898, Fishes N. Amer., t. III, p. 920 o.

Écailles: 5 o/ao.

^ Tete entrant pour b/t 1 dans la longueur du corps; la hauteur équivaut à i/5, l’épaisseur à 2 / 1 1 , la longueur de la caudale à t/b de cette même dimension. Le museau occupe i/b de la longueur de la tête, l’œil environ 1/7 et l’intervalle interorbitaire équivaut à i/b de cette même dimension.

Eleotris belizianüs, Sauvage (grandeur naturelle).

Cet Eleotris a la forme habituelle des Poissons de ce genre, l’ensemble du corps présentant une sorte de renflement antérieur formé par la tête et le commencement du tronc, en ce point presque cylindrique, la hauteur ayant à très peu près les mêmes dimensions que l’épaisseur, tandis qu’en se rapprochant de l’extrémité caudale, la forme devient plus élevée, l’épaisseur, à la naissance de l’uroptère, n’étant guère que i/3 (o,33) de la hauteur. La tête elle-même est grossièrement pyramidale, à quatre pans; mandibule proéminente, dépassant sensiblement la mâchoire supérieure; prolongements articulaires des intermaxillaires saillants; leurs extrémités postérieures orment une sorte de tubérosité, entre laquelle et les yeux existe un espace enfoncé, concave. Dents mandibulaires externes et internes, fixes, plus développées que les intei médiaires, lesquelles sont en velours. Le préopercule offre à son angle postéroinferieui , cachée sous la peau, une épine très forte recourbée en avant. La joue est entièrement ecadleuse, le dessus de la tête également, à partir de la tubérosité des intermaxillaires. Papille anale bien visible.

Le bord postérieur de l’uroptère forme un angle saillant très obtus. Les pleuropes, allongées, atteignent ou même dépassent quelque peu l’origine de l’hypoptère ; catopes n’atteignant pas l’anus.

Dans l’état actuel, tout l’animal est d’un brun uniforme; sur d’autres exemplaires (n os 2216 et 2217), on distingue de grosses taches ou bandes verticales n’atteignant ni la ligne dorsale, ni la ligne ventrale, sombres sur un fond plus clair, plus visibles sur les petits individus debo + io = 6o millimètres; ceci pourrait bien être une livrée fondamentale néotésique. Nageoires verticales ornées de lignes noires assez fines, dirigées obliquement, en remontant d’avant en arrière; on en compte jusqu a sept sur l’épiptère molle, au moins autant sur l’uroptère; sur l’hypoptère, elles sont moins nombreuses, peu visibles à cause de la teinte plus foncée de cette nageoire. Un dessin analogue existe sur les pleuropes, mais les catopes paraissent unicolores.

Il n'y a pas à insister sur la forme des écailles, qui sont du type habituel longuement décrit plus haut, de forme quadrilatérale subpentagonale, le côté postérieur étant légèrement anguleux ; la hauteur est quelque peu plus grande que la longueur pour une écaille des flancs, prise au lieu d’élection; sur le champ antérieur, 20 à 22 sillons centrifuges limitent des festons qui occupent toute la longueur du bord radiculaire; les spinules, nombreuses, parfois au moins une centaine, sont disposées de telle sorte, qu’entre deux plus fortes à base élargie, s’en trouve une plus grêle à base moins développée ; il y a donc là une disposition qui rappelle les écailles distiques des Anthias. Gela est moins net que chez celui-ci et n’a été vu que sur des écailles séchées; on ne peut donc présenter l’observation que sous réserve; elle tend toutefois à confirmer que, chez les Gobioïdes présentant ce type d’écailles, le remplacement des spinules se fait in situ et non par une évolution centripète.

Longueur du corps 80

Hauteur

Epaisseur i5

Longueur de la tête

Longueur de la nageoire caudale 21

Longueur du museau

Diamètre de l’œil

Espace interorbitaire

N° a 5 a 8 du Catalogue de la collection du Muséum.

Habitat. — Côtes atlantiques de l’Amérique, depuis le Mexique, et probablement plus haut, jusqu’à la Guyane.

On a vu sur le tableau donné précédemment 1 les localités d’où proviennent

millim.

, et

probablement

3 d’où proviennent

1 Voir page 201.

ZOOLOGIE

les exemplaires de YEleotns abacurus qui font partie des collections de la Commission scientifique.

' Cet Eleotris belizianus est un de ceux qui présentent ce caractère, sur lequel il a été insisté plus haut, que les prolongements supéro-postérieurs des intermaxillaires, lors de la fermeture de la bouche et rentres dans leurs gaines conductrices, forment sur le museau une saillie par leurs extrémités postérieures; il en résulte qu’entre cette saillie et 1 orbite se trouve un espace transversalement déprimé, particulièrement bien visible en regardant l’animal de profil, suivant la remarque de M. Cope, qui le premier, je crois, a fixé l’attention sur ce caractère à propos de son Eleotris amblyopsis. Une troisième espece, Y Eleotris abacurus , Jordan et Gilbert, se rapproche sous ce rapport des deux précédentes, ce qui permettrait de les réunir en un petit groupe, distinct en cela d’espèces voisines, comme Y Eleotris gyrinus, chez lesquelles cette dépression intermaxillo-oculaire n’est pas sensible.

MM. Jordan et Evermann distinguent sur leur tableau synoptique Y Eleotris amblyopsis de YE. abacurus, en ce que chez le premier l’œil fait i /5 ou 1/6 de la longueur de la tête et que la formule des écailles serait ho à hh/ih, tandis que chez le second lœil serait plus petit 1/8 et le compte des écailles donnerait la formule 5 1/20. C’est donc de cette dernière espèce que se rapprocherait Y Eleotris belizianus, et elles me paraissent même devoir être confondues sous cette dernière dénomination qui a l’antériorité.

L examen des types ne permet pas de réunir Y Eleotris belizianus, Sauvage, à Y Eleotris Pisonis, Gmelin (E. gyrinus, Cuvier et Valenciennes), comme le proposent MM .Jordan et Evermann.

Genre SICYDIUM, Cuvier et Valenciennes.

Gobiides a corps cylindrique sur la plus grande partie de son étendue. Bouche ordinairement en 1er a cheval, infère, subantérieure, la mâchoire supérieure dépassant quelque peu la mandibule. Typiquement, dents à la mâchoire supérieure très petites, simples, unisériées, insérées sur la gencive, mobiles; à la mâchoire inférieure, hisériées, la rangée externe extra-bucale assez semblable comme dispo-

sétacées, la rangée interne composée de dents fortes, égales, à pointe disposée à angle droit sur la base, formant un crochet dirigé en arrière, peu nombreuses; dans certaines espèces non américaines, les dents supérieures, au lieu d’être simples, sont dilatées et bilobées à leur extrémité ( Cotylopus , Guichenot); les dents inférieures, au lieu d’être égales, présentent à la symphyse deux dents plus

développées en canines. Écailles cténoïdes. Deux dorsales, non unies à la caudale, la première avec six épines. Ventrales réunies en un disque épais, adhérent sur la plus grande partie de son étendue.

Le type du genre Sicydium créé par Cuvier et Valenciennes étant incontestablement le Sicydium Plumieri, Bloch, les caractères tirés de la dentition comme normaux sont donnés dans cette diagnose d’après cette espèce; mais il est certain que tes différences signalées plus haut paraissent justifier des distinctions génériques. Cette discussion ne serait pas ici à sa place, toutes les espèces américaines se rapprochant sous ce rapport du type qui vient d’être indiqué.

Si l’on n’a égard qu’aux espèces d’Amérique, elles sont peu nombreuses. Pendant longtemps on n’a connu que le Sicydium Plumieri, Bloch; sur les treize espèces énumérées dans le groupe pris dans toute son extension, cest la seule qui soit citée par M. Günther en 1861. En i 884 , M. Ogilvie Grant 1 , dans une révision très complète du genre , où le nombre des espèces se trouve porté à 2 h , bien qu’on n’y voie plus figurer les Sicydium zosterophorum, Bleeker, et S. balinense, Bleeker, qu’y comprenait M. Günther, a fait connaître le S. Antillarum, trouvé à la Barba de. En 1896, sous le nom de Sicydium Vincente, le même ichtyologiste ajoutait une espèce d’une localité voisine, Kingston, île Saint-Vincent, des Petites Antilles comme la précédente ; la diagnose n’a été publiée, d’après MM. Eigenmann, qu’un peu plus tard, dans leur grand ouvrage sur les Poissons de l’Amérique septentrionale et centrale (1898, t. III, p. 2207).

Cette dernière espèce se distinguerait des deux autres par son corps presque nu, d’après le tableau synoptique des espèces donné par MM. Jordan et Evermann. Malheureusement les détails complémentaires fournis par MM. Eigenmann n’ajoutent rien d’important à cette diagnose où il n’y a guère que des renseignements sur la coloration. La taille des individus, récoltés par centaines à Kingston, n’excédait pas 1 pouce î/ü ( 3 i à 32 millimètres environ). Un individu pris à Haïti et rapporté à cette même espèce avait 1 pouce 1/2 (35 millimètres); son corps, à l’exception du ventre, était couvert d’écailles franchement cténoïdes. En présence de celle insuffisance de documents, et étant données aussi certaines

' Proceecl. Zool. Soc. London, i 884 , p. 152-172.

ZOOLOGIE

contradictions, il est prudent d attendre des études complémentaires avant d'admettre cette espece comme légitimé : ce pourrait bien être l’état jeune d’un autre Sicydium ou même d’une espèce appartenant à quelque genre voisin.

Les exemplaires de la collection de la Commission scientifique du Mexique se rapportent à deux espèces, voisines d’ailleurs et qui avaient été confondues dans nos premières recherches l ; aussi me contenterai -je d’en présenter une brève étude comparative et différentielle.

Sicydium Plumieri, Bloch.

(PI. X bis, fig. 3 , 3 ", 3 e , 3 ", 3 ', y, 3 S .)

Gobius Plumieri, Illoch, 1787, V e part., p. 125 ; pi. CLXXVIII, fig. 3 .

Sicydium Plumieri, Cuvier et Valenciennes, 1837, t. XII, p. 168.

Sicydium Plumieri, Jordan et Evermann, 1898, p. 2206.

Sicydium Antillarum, Ogilvie Grant.

(PI. X bis, fig. 3 a 3 .)

Sicydium Antillarum, Ogilvie Grant, i 884 ,p. 1 67 ; pl. XII, fig. 3.

Sicydium Antillarum, Jordan et Evermann, 1898, t. III, p. 22ofi.

Pour comparer ces deux espèces, il ine paraît plus simple de reproduire en tableau les diagnoses données par MM. Jordan et Evermann, dans l’ouvrage cité, lesquelles diagnoses s’inspirent de celles dues à M. Ogilvie Grant en 1 884. L’ordre des caractères est seulement interverti dans certains cas et les fractions des dimensions modifiées, pour se conformer à la méthode usitée dans le présent travail. Les fractions décimales entre parenthèses sont également ajoutées.

SICYDIUM PLUMIERI.

Formule des épiptères et de l’hypo- D. VI- 1 , 10; A. I, 10.

ptère.

Écailles de la ligne latérale 84 .

SICYDIUM ANTILLARUM.

Page 1