Centropomus médius
Centropomus médius, Günlher, i86i; Proceed. zool. Soc. London, p. \kh.
C. niedius, Günther, 18G8-69; ^ool. Soc. London, I. VI, pars VU, p. /106.
Écailles : S/Gy/?.
La hauteur est comprise trois fois et trois quarts dans la longueur du corps (abstraction faite de la caudale); la longueur de la tête deux fois et quatre cinquièmes. L’intermaxillaire s’étend un peu au delà du bord antérieur de l’orbite. Sous-orbitaire linement denticulé. Prolongement membraneux sous-operculaire n’atteignant pas le niveau de l’origine de la première dorsale. Epines de cette nageoire fortes, la troisième plus longue que la quatrième et moitié aussi longue que la tête (ce qui correspondrait assez exactement, d’après les mesures connues, aux deux tiers de la hauteur). La seconde épine anale longue, un peu plus courte cependant que la troisième, égalant la distance qui sépare l’extrémité de la mâchoire supérieure du bord préoperculaire.
Ligne latérale noire.
Longueur de l’individu, o"',33o.
Cette description, empruntée au travail de M. Günther, ne donne pas certains détails qui seraient utiles à connaître pour comparer cette espèce aux deux précédentes: il en ressort toutefois clairement qu’elle présente avec elles, surtout avec le Centropomus Cuvieri, Boc. , des rapports très-intimes. Les proportions du corps', de la tête, etc., sont absolument les mêmes; la différence de longueur, si remar(|uable entre les deux grandes épines anales, se retrouve ici; en un mot, pres(jue tous les détails sont semblables. Les seuls caractères différentiels se tirent de la ligne latérale, qui présente, dans l’espèce de M. Günther, six écailles de plus; les épines anales paraîtraient un peu plus courtes, car dans le Centropomus Cuvieri, Boc., elles mesurent une distance égale à celle qui sépare l’extrémité de la mâchoire inférieure du bord du préopercule. La formule de la ligne transversale est prise par M. Güutber, contraireznent à sa méthode babituelle, en avant de la seconde nageoire et non de Ja première; mais, chez les Centropomes, nous nous sommes assuré qu’on trouve ordinairement le même
‘ Les tableaux que nous avons donnés peuvent permettre de les prendre suivant la me'thode adople'e ici par M. Güntlior.
chiffre dans les deux cas; les nombres sont donc comparables. La description ne mentionne pas le prolongement si remarquable qui supporte la nageoire anale dans les deux espèces pre'cédentes.
Ces caractères sont-ils suffisants pour autoriser la distinction de ces espèces? Cela estai! moins douteux; nous avons cru devoir toutefois les conserver, attendant que la comparaison de types authentiques vienne justifier une réunion qu’on peut regarder dès à présent comme jirobable.
M. Güntber a reçu deux exemplaires de cette esjièce recueillis à Chiapam sur les côtes du grand Océan Pacifique.