Centropomüs pedimagula
(knlropomus pedimacula, P oey, i 856 - 58 ; Mem. sobre la Hist.nat. delaislade Cuba, t. Il, |). 129, pl. XIII, lig. h et 5 .
C. pedimacula, Poey, 1868; Rep. Fis. Nat. de la isla de CAiba, l. II, p. 280.
D. VIII-l, 10: A. III, 7.
Écailles : 8 / 1 / 1 .
Corps allongé; sa hauteur étant comprise plus de cinq fois et demie dans la longueur totale; une coupe perpendiculaire à Taxe donne une figure ovalaire, à grosse extrémité supérieure, le ventre étant un peu rétréci. Tête plus de trois fois et demie dans la longueur; le maxillaire atteint le centre de l’œil; celui-ci contenu cinq fois dans la longueur de la tête; sous-orbitaire dentelé. Ligne latérale n’ayant qu une légère sinuosité antérieure; anus au milieu de la distance qui sépare la base des ventrales de l’anale. L’anale est attachée sur un angle arrondi et saillant; sa seconde épine équivaut à la hauteur du corps; la troisième, très-grêle, l’égale en longueur.
Le dos est d’un brun peu brillant, le reste du corps blanc; chaque écaille présente un espace central plus clair; ce qui distingue le plus ce Poisson, c’est la ventrale, qui est orangée, avec l’extrémité noir foncé.
L’individu décrit par M. Poey était long de o"\ 95 o; les figures donnant la coupe du corps et le diamètre de l’œil ont été prises sur un exemplaire de o“,33o.
Cette espèce, inconnue au Muséum, est-elle réellement distincte du Centropo)nm Cuvieri, Boc.? Il est assez difficile de le décider d’après cette description empruntée à l’auteur de l’espèce; en tout cas, les rapports entre les deux animaux sont des plus intimes; les proportions principales du corps, les dimensions des épines anales, etc., ne diffèrent pas. Les seules distinctions à établir sont un maxillaire un peu plus prolongé et l’égalité des deux épines anales; dans le Gentropoine précédent, la troisième est un peu plus longue que la seconde. Malheureusement, M. Poey n’indique pas le nombi’e des écailles de la ligne latérale, caractère qu’on doit regarder comme étant d’une extrême Importance dans ce genre; sur les cinq espèces qu’il décrit, cet auteur donne trois fois ce nombre; le plus élevé étant 70 pour le Centroponiusundecimalis, Bl. (C. appendiculalus, Poey), le plus faible 65 pour le Centropomus pcctinatm , Poey, il est permis de supposer que chez les Centropomus pedimacida , Poey, et C. ensiferus, Poey, pour lesquels les chiffres ne sont pas mentionnés, les nombres sont compris entre les précédents, c’est-à-dire assez élevés. Dans ce cas, l’espèce dont nous nous occupons ici serait certainement différente du Centropomus Cuvieri, Boc. , qui n’a que cinquante et une écailles à la ligne latérale. En résumé, parmi les caractères distinctifs, le seul réellement important est problématique et demanderait vérification; ceux qui nous sont
ZOOLOGIE
connus n’onl qu’une valeur très-faible. Si la comparaison des types conduisait à re'unir les deux espèces, le nom donné par M. Poey devrait naturellement être préféré.
Le Centropomus pedimacula , Poey, a été trouvé dans les lacs et les rivières de Cuba; on l’a rencontré à Cienfuegos.