‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 102 sur 285 · ù9 9fr., 1, 1, «i u · texte numérisé non relu

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120 PIlIl.aSOIMIES ANCIENS.

car toute discussion n'a pas d'autre objet que de découvrir et de reconnaître ce qui mérite approbation, a Si lu ne veux pas m'accorder, écrit-il à son fils, que Thonnôte est la seule chose qu'on doive recherclier pour elle-même, accorde-moi du moins que c'est ce qu'on doit rechercher par- dessus tout. Choisis celle que tu voudras de ces deux opinions; toutes deux sont probables, et, en dehors, aucune ne l'est. » — K Noire académie, dit-il ailleurs, nous laisse une grande liberté, pour suivre ce qui nous parait le plus probable; nous pouvons même le soutenir, c'est notre droit*. »

Dans la morale pratique^ Cicéron semble prendre parti résolument pour le stoïcibme. Pcut-élre aussi, sur la question des devoirs, sentant qu'il aurait pour lui, outre sa conscience d'honnête honnnc, celle de lous les ^'ens de bien, craio^nait-il moins les attaques des sceptiques. Je. vais suivre, dit-il, les Stoïciens. Et il explique pourquoi il les préfère ici aux Péripatéticieus et aux Académiciens: ceux-ci ont bien enseigné que l'honnête doit passer avant l'utile ; cependant ce quu disent les Stoïciens sur ce sujet a plus de force et d'éclat, spleinUdiu^ : pour iîux, tout ce qui est honnête est utile par là menus et rien n'est utile, s'il n'est d'abord honnête, taudis (jue les autres admellenl des choses honnêtes sans utilité aucune, et des choses utiles donl on cherche en vain l'houiiéleté *. Ceï)endant Cicéron sait éviter les paradoxes et les excès du stoïcisme. Il recule, par exemple, devant la doctrine des Cyniques, et, dit-il, des Stoïciens qui sont pres((ue Cyniques : ceux-ci s'affranchissaient de toute honte et de toute retenue, sous prétexte de suivre, comme nous (lirions, (( la bonne loi naturelle d. Mais Cicéron leur oppose notre nature elle-même, mieux entendue et dégagée de tout appétit bestial'. En homme de goût et de bonne compagnie, il se garde bien de suivre le Stoïcien Posidonius jusque dans certains détails de casuistique où celui-ci n'avait pas craint d'entrer*.

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