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stoïcisme. 121
3. Le 0« •ffleiim. — D*ailleurs, le philosophe auquel Gicéron se réfère dans son De ofAciis^ Panétius de Rhodes, lui donnait Texemple d*une morale avant tout pratique. Il ne définissait même point ce dont il allait parler, xdt iccpl lou xaO/.x&vroç, que Cicéron traduit de officiU, des devoirs, trouvant sans doute que c*était un problème de pure théorie ^ Il pose les questions de la manière la plus simple. Qu'est-ce qu on se demande d ordinaire avant de prendi^e un parti? S*il est honnête ou non; ou bien s*il est utile. Quelquefois aussi l'utile et Thonnète paraissent en conflit, et il faut choisir entre les deux*. En outre, Panétius donnait l'exemple des concessions à la morale péripatéticienne : suivant lui, on doit reconnaître que la vertu ne suffit pas toute seule au bonheur de l'homme, qu'il y faut joindre encore la santé, la force, la richesse '. lilnlin, et ceci n'était point pour déplaire à Cicéron, il parlait volontiers un langage populaire, pour être compris de tout le monde*; quelquefois même il se laissait aller, sur des points de doctrine, à des complaisances un peu inquiétantes. Ainsi, dans les tribunaux, le juge ne 'doit sans doule s'attacher qu'au vrai; mais l'avocat peut de temps en temps défendre le vraisemblable, bien que ce ne soit pas tout à fait le vrai. Je n'aurais jamais osé l'écrire, ajoute Cicéron, siu*tout dans un ouvrage de philosophie ; mais c'est l'avis de Panétius, le plus grave des Sloïciens».
Cicéron, ami du vraisemblable ou du probable, goûtait fort cette façon de discuter l'honnête, Tulile, par rapport à chacun de nous, plutôt que comme ils sont en eux-mêmes. Il distingue d'abord dans le problème du devoir une partie purement théorique qui se rattache à la question du souverain bien, etjune autre partie qui consiste en avis utiles 11 ne veut étudier que celle-ci dans son De officiis^. Kncore laissera -t-il de côté la parfaite rectitude dans l'acconiplissement du devoir, ce que les Grecs appelaient jcaiopOuiua, ]X)ur