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n*examiner que les devoirs moyens, xaOoxovTot. Llionnétetè absolue» en elTet, n*apparllent qu au sage, et personne eu ce inonde n*a jamais été un sage, pas même Socrate. En re* vanche» une honnèleié de second ordre, conune il dit, secunda quaedam honeita, est au moins à la portée de tous ; on comprend en quoi elle consiste, et on peut mesurer les progrès qu'on y fait. C*est d'elle aussi que Cicéron va traiter uniquement. On reconnaît là son demi-scepticisme à Tégard de toute prétention trop arabilieuse, et ce bon sens qui le fait restei' dans une région moyenne, accessible à tous les esprits comme à toutes les bonnes volontés ^
Ses additions à Touvrage de Panétius sont faites avec la même pensée. Panétius annonçait trois parties : sur Tliounéte, sur Tutile, et une comparaison entre les deux, comme s'ils pouvaient être quelquefois distincts, kfais il n'avait pas traité la troisième partie. Cicéron veut réparer cette omission. Il sait bien que jamais, en droit, l'utile ne se sépare de rhonnète ; mais, en fait, la chose parait arriver souvent, et Cicéron n'a garde de laisser sans solution une difficulté qui se présente à tout moment dans la conduite de la vie. 11 achèvera donc l'ouvrage de Panétius, quoique personne n'ait encore osé y loucher, comme les peintres craignaient de mettre la dernière main à uu tableau qu'Apelles avait laissé inachevé. Il le fera sans s'aider de personne, dit-il, en attaquant le problème avec^es seules forces; car aucun des ouvrages qui ont été écrits depuis ne l'ont satisfait'. Toutefois, dans ce même livre III, il cite à deux reprises un certain Hécaton de Rhodes, disciple de Panétius, et qui écrivit sur les devoirs, puis le Stoïcien Diogène de Babylone et son disciple Antipater'. Le livre 111 du De officiis n'est donc pas entièrement original, quoiqu'il le soit plus que les deux autres. Ceux-ci résument tout ce que Panétius avait écrit en \rois livres. Hais Cicéron y ajoute aussi- quelque chose, et toujours, comme dans son livre III, ce qu'on pourrait appeler des cas de conscience. On n'a pas seulement à délibé-