‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 105 sur 285 · Ut offu liv. ni, c. 12, 13 et · texte numérisé non relu

Ut offu liv. ni, c. 12, 13 et

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rer, comme l'avail cru Paiiêtius, sur ce qui est hoïinéte et ce qui ne Test pas, mais quelquefois sur deux choses, toutes deux honnêtes, pour savoir laquelle Test davantage; ni seulement sur ce qui est utile et ce qui ne Test pas, mais sur deux choses utiles, pour choisir celle qui Test plus que lautre. Ce sont là des questions que Panétius a encore omises ^ Cicéron développe assez longuement la comparaison des choses honnêtes entre elles, mais beaucoup moins celle des choses utiles. 11 avoue lui-même que des hommes d'affaires à leur comptoir discuteraient ce dernier point beaucoup mieux qu*aucun philosophe dans son école'.

4. PoMdemeoc de nos devoirs. — Examinons maintenant le De officiis en lui-même. Cicéron ne doute point que le mol officium ne réponde au xïûr.xov des Grecs '. On peut traduire eu français par devoir, mais à la condition de ne pas iusister sur Tidcc d*obligation morale, et de prendre ce mot dans le sens de fonction propre. Cicéron emploie indifféremment tnunuM et officium. Nous-mêmes ne disons-nous pas, par exemple, a Testomac ne fait plus son devoir », ou « remplit mal son office »? Nous disons encore Voffice d'un magistrat, d*un médecin, etc. Ainsi entendus, ces mots rappellent Vaction propre, oîxciov lf.Y<*v, dont parlait Aristole. Mais les Stoïciens ont préféré le mot xa6r,xov; Zenon s'en serait même servi le premier avec ce nouveau sens*. Or ce qui caractérise le x(l^TiAov, c'est qu'on peut rendre raison d'un tel acte, et le justifier ou le légitimer par des motifs probants*. Agir comme il convient s'oppuse donc à agir à l'aventure, sans réflexion, en se laissant aller aux circonstances. La différence entre une action de ce dernier genre et celle d'un homme qui fait ce quil doit, est à peu près la même qu'entre un événement sans cause apparente, et l'effet intelligible d'une cause que l'on connaît. Dne dejuière preuve que l'idée d'obligation morale, comme nous l'enten-

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