De v/l, 1, i et iK
stoïcisme. 125
iSocrafe, et qui répondent à ces quatre grandes choses dont la raison rend Tliomme capable^.
s. Sagesse. — C*est d*abord la sagesse ou la prudence, à la fois cause et effet de toute science. Gicéron traduit 9o(p(a et 9povT|<iiç, par sapieniia et prudentia. Cette dernière a plutôt un caractère moral et pratique : c'est la connaissance des ciioses qu'il faut rechercher ou fuir. L'autre se rapporte en même temps à la connaissance de la nature (astronomie, physique, etc.), et à celle des rapports entre les dieux et les hommes, puis entre les hommes eux-mêmes : la raison, qui leur est commune, les réunit, pour ainsi dire, en une seule société, en un seul Etat, et même en une seule famille *.
6. Jostleeet bienralimnee. — Cicéron parle ensuite de la vertu sociale, qui est de deux sortes : la justice, et la bien- (aisance ou libéralité^.
La justice doit être une vertu active. Ne faire de mal à personne n'en est que la moindre partie : il faut en outre agir dans l'intérêt des autres, et leur faire du bien. 11 est bon de respecter la propriété d'autrui et d'être fidèle à sa parole; mais cela ne suffit pas. Quiconque, pouvant empêcher une injustice, ne l'empêche pas, la commet presque lui-même. Et Cicéron blâme hs philosophes qui vivent tranquillement à Técart, loin des affaires. Il blâme Platon qui semblait approuver une telle abstention. C'est déserter, dit-il, la société et les devoirs qu'elle impose*.
11 ne veut pas non plus d'une justice étroite, qui se renfeiTue dans la lettre. Souvent celle-ci doit s'interpréter d'une façon libérale et équitable, sous peine de la plus grande injustice, summum juSy summa injuria^.
Avec les Stoîcions il reconnaît des devoirs de justice même entre les p'^uplos qui se font la guerre. Aristote avait bien dit que l'homiue est naturellenieul fait pour vivre en
i. De off.y I, 6 (sagesse); 7-lS (jiislice cl bienraisance) ; 18-27 (courage); 27- iô tbiciisoancc).