‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 109 sur 285 · De 01 f., lîv. I, c. 6 et c · texte numérisé non relu

De 01 f., lîv. I, c. 6 et c

5. De off., liv. I, jusUce (c. 7-t4); bienraisaiica (c. 14-18). 4. Deoff..c.l'l{), ft. If€ o((„ c. 10.

80ciêlé, icoXitixov Çwov: mais la société s'étendait h peine andclà des fronliéres de chaque Étal, tcôXic. Le stoïcisme les franchit généreusemmf, et réunit tout le genre humoin dans une môme communauté de droits et de devoirs. Ceux-ci ne peuvent jamais cesser entièrement. De là des théories nouvelles sur la conduite à tenir en temps de guerre. D*abord, il y a deux moyens de terminer un dilTérend, par la force ou par la raison. Le premier est celui des bêtes, et les hommes ne peuvent y recourir que si la raison, qui est leur arme véritable, a été impuissanle sur les esprits. Et encore, Gicéron rappelle toutes les formalités qui doivent précéder une entrée en campagne, et celles qui s'imposent ensuite, formalités religieuses surtout, chez les Romains, mais qu'on pouvait aisément tourner au profit de Thumanité. 11 recommande le respect inviolable do toute convention. Il veut.qn*on reçoive à merci des assiégés qui se rendent, lors même que déjà le bélier bat en broche leurs murailles. Il ne veut pas qu'on extermine les vaincus, à moins qu'ils ne se soient mis eux-mêmes hors de toute loi par leur férocité pendant la guerre. C'est ainsi qu'il approuve la destruction de Carthage, celle de Numance; mais il regrette celle de Corinthe, noUem Corinthum! Ajoulous qu'il fait une ditîérenee entre les guerres où il n'est question que de suprématie et celles où l'existence même d'un peuple est en jeu, uter es$et, non uter imperareL Kniiii Ciiéron voudrait qu'au lieu du mot ennemi, on dit seulemtnt étranger, et il se plaint que le ternie l.itin hoslin ait perdu ce premier sens, qu'il avait d'abord, pour en prend n> un autre si inhumain. Il termine par un mot trop court sur les esclaves, qu'on devrait traiter, dit-il, comme les mercenaires ou les soldats qui se louent et qu'on paye'.

Mais le progrés de la morale stoïcienne apparaît mieux encore avec la seconde vertu sociale, ou la bienfaisance. C'est déjà presque la charité, qui vient se joindre à la justice. Toutefois Cicéron n'entend pas qu'elle supprime cette dernière, ni qu'elle s'exerce à son détriment. Toutes ses recom-

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