De off., liv. I, c. 11, 12 et 13, De belUci» officih
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mandations ont ponr objol de seiivegardor les droits de diacun : ne pas piller et voler d*un côté pour être libéral autre part; ne point faire tort aux siens pour se montrer généreux envera des étrangers ; quand on donne, tenir toujours grand compte du mérite. La libéralité est d*ailleurs la vertu à laquelle nous sommes le plus portés par notre nature, et celle aussi qui contribue le plus à unir les hommes entre eux^ A ce propos, Cicéron examine les différentes sortes de société. 11 distingue d*abord celle que forme tout le genre liumain ; elle est fondée sur la communauté de deux choses, la raison et le langage, ratio et oratio. Par là, en effet, les hommes se séparent de tous les animaux, et se trouvent unis comme les membres d*un même corps. Aussi ne doiventils rien se refuser entre eux de ce que la nature a mis à la portée de tous comme un bien commun. — D'autre part, certains hommes sont de la même nation et parlent In même langue, ejusdem geniis^ nationis, Unguœ: ils sont de la même ville, ejusdem civilatis; ils sont de la même famille, 90c{eta$ prcpinquorum. De ces trois nouvelles sortes de société, la famille est Torigine des deux autres; toutes trois sont donc formées par les liens du sang, sangiûniê conjunctio, et ceux qui en font partie se veulent du bien et s*aiment entre eux d*un amour naturel, avant même que la raison vienne le confirmer. — Enfin quelques hommes peuvent se lier à cause de la ressemblance de leurs mœurs, surtout quand elles sont 1}onne8, morum ÊimilUudo bonorum. Cette amitié, fondée sur la vertu, est la société la plus parfaite, sans doute parce qu'elle réunit les avantages des deux autres : le cœur y *i sa part, comme entre parents ou concitoyens; et, à la réflexion, les gens de bien s*attachent encore plus Tun à Tautre, comme dans la grande communauté humaine. — Mais toutes ces relations s*entremêlent souvent et il n est pas toujours aisé de savoir ce qu*on doit à chacune. A nous d'en faire exactement le compte, et de devenir bons calcujateurs de nos devoirs, boni ratiocinatorei officiorum^.