‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 120 sur 285 · Manuel, XVHI · texte numérisé non relu

Manuel, XVHI

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144 PHTIOSOPOES ANCIENS.

et un beau matin vous ne serez pas étonné qu'on les a prises. — Vous appelez votre esclave : il ne répond pas. H s'est sans doute enfui. Vous deviez tous les jours vous y attendre*. — Vous allez rendre visite à quelque grand: dites-vous en chemin que vous serez peut-être mal reçu, et vous voilà préparé à n'importe quel accueil •. — Avec cette habitude de mettre toujours les choses au pis, on ne s'étonne plus de rien, en effet, nihil mirari^ on arrive à Vimperturhabilité^ (XTxp9|t2, et môme on n*a plus de désirs, surtout si Ton suit jusqu'au bout les conseils d*Ëpictète : ayez toujours, dit-il, devant les yeux la mort, et vous ne désirerez rien avec excès'.

4. Nos tendancen natorelles. — Pourtant le pllilosophe ne prétend pas supprimer en nous toute sensibilité. Mais il veut en réduire les effets au minimum. Elle comprend aulrc chose que des déi>irs et des aversions; outre ces mouvements toujours plus ou moins désordonnés, nous avons des tendances primitives vers certaines choses. Épiclèle essayevat il aussi d'arrêter ces élans de notre nature? Au moins ne veut-il pas qu'ils soient impétueux Le saj^e d.il avoir de la modération en tout Les clioses mêmes pour lrs<[uelles les hommes ressentent un légitime attiait, il se porte vers elles d'un mouvement lent et tranquille*. Parmi les inclinations si naturelles au cœur humain, considérons, par exemple, l'amour de la famille. Épictète ne le rejette pas entièrement. Mais quoi! les personnes qui nous sont le plus chères ne nous appartiennent point pour cela; nous ne pouvons rien surtout pour leur conservation et leur santé. Ne laissons donc pas notre bonheur en dépendre. Vous avez vu ce matin un corbeau qui vous annonçait quelque malheur : rassurez-

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