Manuel. XXXHI
3. Manuel^ XXI — Quelques Rpicuricns recouraient de mômo h celte p^'n-'oe (le la mort, mais |)our s'exciter à juuir davantaK" de tous les biens de la vie. et. uon. comme ici, pour s'en détacher. — Vauvenar},'ues. songeant peut -èJre à ccitodortriric stoïcienne et chrolienno à la fois, éi-rivii : « On ne pont juger de la vie par une plus Tausse règle que la mort. » [Réflexion» et maximex, 140,) Kt encore : ■ I^ pensée de la mort nous trompe, car elle nous Tait oublier de vivre. . (lit., 1 W.)
i. Manuel, XLVIII, 3 : àp\L^ icpb; aicavca àvf i(i(vir) XP^'^^^'
stoïcisme. m
vous, voire fortune peut-être est menacée, ou la vie de votre enfant; mais rien ne saurait vous atteindre, vous^ Et encore : ne tenez pas trop à cette marmite; ce n'est qu'une marmite, elle peut se casser. De même, dit Ëpictèle, quand vous embrassez votre enfant ou votre femme, dites-vous que c'est un être humain que vous embrassez, sujet à mourir; et sa mort ne vous troublera point*. Ainsi, les personnes ou les choses, tout doit nous être indiffèrent, sous prétexte qu'elles échappent les unes et les autres également à notre empire! Si le sage cependant goûte les joies de la famille, ce sera comme le matelot, qu on envoie à terre, et qui ramasse quelques coquillages, toujours prêt à les jeter, si on le rappelle au vaisseau'; ou bien comme le convive, assis à un banquet, et qui ne prend de chaque plat que modérément et avec discrétion. Encore vaudrait-il mieux s'abstenir de ces prétendus biens; et celui qui en a le courage devient semblable aux dieux ^.
5. Ckinsfance da sai^e. — A ce prix est le bonheur, c'est-à-dire l'absence de trouble, Vaiaraxie. Épictète veut qu'on renonce à tout ce qui est, si peu que ce soit, sous la dépendance de la fortune, et qu'on se cuirasse d'airain