‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 127 sur 285 · II. — DU PROGRÈS DES SCIENCES · texte numérisé non relu

II. — DU PROGRÈS DES SCIENCES

I. Camctèreu 4i« la Bcieii««. — Bacon rangeait tous ceux qui s'étaient occupés de «philosophie ou de science avant lui en deux catégories: les empiriques et les dogmatiques ou « intellectualistes' o. 11 comparait les premiers aux fourmis, qui amassent de^ provisions, mais les laissent dans leurs magasins telles qu'elles les ont trouvées. 1^8 seconds re>semblent plutôt à l'araignée qui tire d'elle-même des toiles d'un tissu délicat, mais sans solidité. Le véritable savant doit être comme l'abeille qui emprunte aux choses extérieurs une matière qu'elle sait mettre en œuvre pour produire de la cire et du miel. Ainsi la science ne consiste pas en une multitude de faits recueillis péle-méle; pas davantage dane de vaines théories auxquelles se complaît un esprit solitaire ; elle doit résulter d'une alliance, et, comme dit Baron, d'un mariage entre l'esprit et la nature, et c'est leur lit nuptial qu'il espère dresser sous les auspices de la divine Bonté*.

Il fait d'abord un magnifique éloge des sciences, et les défend contre les soupçons et les défiances des théologi* ns et des honmies d'État.

La première fois qu'on goûte à la philosophie naturelle on peut bien être porté à l'athéisme ; mais quand on s'abreuve largement à cette source, on se trouve ramené à la religion*. « Sur le seuil de la philosophie, dit-il encore, quand les causes secondes, objet immédiat des sens, viennent comme assaillir l'esprit humain, et que l'âme s'y arrête et

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