‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 128 sur 285 · Éd. Bouillet. 1. 1, p · texte numérisé non relu

Éd. Bouillet. 1. 1, p

^De Aug., I, 5 ; t. I, p. i3 : « Levés gustus in philosophia iiiovere forUsfee ad atheismum, sed pleniores haustus ad relijjioiiein reducere. «-«Ce qui suit est une traduction de M. de Hémvisat, Bacon, p. 180.

160 t>HlLOSOt>HËS MODERNES.

s'y attache» il se peut que I*oubIi de la première cause se glisse à leur suite. Mais si l*esprit va plus avant, s*il considère la dépendance des causes entre elles, leur succession, leur enchaînemenf, et les œuvres qui montrent une Providence, il croira facilement avec les poètes que Tanneau suprême de la chaîne de la nature est attaché au pied du trône de Jupiter. » — Quant aux hommes d*État, Bacon leur vante 1 utilité de la science. Â condition toutefois qu'elle ne reste pas stationnaire, et que Tautorité tyrannique d'un Arislote n*entrave pasr avec toute innovation tout progrès. Il ne faut aimer avec excès ni la nouveauté ni Tantiquité. La npuveauté ne doit pas rejeter Tantiquité, mais y ajouter sans cesse. L'antiquité est la jeunesse du monde ^ C'est notre temps qui est ancien, puisque le monde a vieilli. Et Bacon espère que les connaissances iront s'augmentant toujours, pour le plus grand bonheur de l'humanité. La science, en effet, est une puissance, celle de l'homme sur la nature; quoique la nature ne dépende pas entièrement de nous, néanmoins, nous pouvons, en connaissant ses lois et en lui obéissant nous en rendre maîtres'.

3. Division des aeiençes. — Hais, avant qu'on entreprenne un si grand travail. Bacon veut qu'on sache ce qui est à faire. Il essayera donc de parcourir le vaste domaine des sciences, marquant ce qu'on en connaît, ce qu'on en ignore, ce qui a été étudié ou négligé. 11 tracera la carte du monde scientifique, lequel a aussi ses champs cultivés et ses déserts. Les accroissemenU des sciences^ comme il dit, ne pourront se faire qu'après celte division encyclopédique.

Ilacon en emprunte le principe aux facultés de l'âme : mémoire^ imagination, raison. La science se divise en /u'xtvirey poésie ei philosophie*.

1. « Anliquilas sxculi, Juvcntus niundi. » [De Aug., I, 38, et 1. 1, p. 69.;

2. On ne trouve |>as textuellement dans Bacon la maxime: Science on knowledge, on learniwj ta power. Nais la chose môme y est mainte fois répétée, et Bacon a dit en propres terme^i : ■ llominis imperiuni sola scleotia coustare, tantum eitini potest quantum scit. • {Cogit. et Vis., xvi, t. H, p. 379.) - Descartes dira de même que la science nous reiid'« comme maîtres et possM* scurs de la nature >. [Disc, de la Méth., VI.)

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