‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 138 sur 285 · Manuel, VHI · texte numérisé non relu

Manuel, VHI

2. Éd. Garnier, t. IV, p. 117. Son père mourut en oct. 1S40. Descartci ne rapprit que par le P. Merseiine; son Irëre aluc avait né^^ligé da rtverUr «t ne le considOrait plu<; sans doute comme étant de la famille. — Quant i sa fllle, Francine, elle naquit à Dcventer le 19 juillet 16ô5, et mourut à einq ans, le 7 septembre 1640. On a retrouvé son acte de baptême sur les registros de la paroisse : « Or on n'inscrivait sur ces registres que les enfants légiUmei. Cest li évidemment en faveur du mariage de Doscartes une présompUon très forte... > (P. Janet, les Maitres de la pentie nfdemt, p. SI, à et S.)

l. £d. Garuier, t. ni, p. 179.

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Celte morale exige une grande force d'âme. En effet, Descartes estime par-dessus tout la résolution et la volonté de bien faire. Avec cela, néanmoins, notre vertu pourrait être fausse, si nous nous portions en aveugles à des choses mauvaises, les croyant bonnes. Et, comme dira Pascal, «jamais on ne fait le mal si pleinement et si gaiement que quand on le fait ainsi par conscience^ d. G*est pourquoi Descartes veut que notre verlu soit éclairée le plus possible par l'entendement, et Ton peut dire que ses trois règles ont pour elfet de produire, avec une parfaite lumière dans l'entendement, la plus grande fermeté et vigueur dans la volonté.

4°"* Maxime. — A ces trois règles capitales, Descartes en ajoute une quatrième, qui lui est toute personnelle, et qui explique les autres. «Les trois maximes précédentes, dit-il, n'étaient fondées que sur le dessein que j'avais de continuer à m'instruire. » Car, ajoute-t-il, « je pensai que je ne pouvais mieux que d'employer toute ma vie à cultiver ma raison, et m'avancer autant que je pourrais en la connaissance de la vérité *». C'était là le vrai but de Descartes, et sa fin dernière. Tout 1^ reste n'était pour lui que moyen. Aussi ses règles de conduite sont-elles moins une morale, au vrai sens du mot, que des maximes pour assurer avant tout sa tranquillité d'esprit. C'est pour que rien ne la trouble qu'il s'accoutume à supporter sans s'émouvoir les événements les plus fâcheux; il veut conserver toujours son esprit libre pour le travail intellectuel. C'est aussi pour cela qu'il se prescrit un genre de vie uniforme auquel il ne changea rien, et qui était réglé comme l'existence d'un religieux. Enfin, c'est toujours pour le même motif qu'il n'attachait pas grande importance aux mœurs et aux coutumes, ni même aux lois, aimant mieux s'en accommoder de bonne grâce que d'employer son lem[)s à les réformer.

Descartes ne songea donc jamais à ta moindre réformation ni dans les mœurs ou dans la morale, ni en matière politique et religieuse. Pour toutes ces choses, il s'incline

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