I. Pensée», éd. Havct, t. II. p
i. thêcdela Mélh., III, S 5.
188 PUILOSOPHES MODERNES.
devant rautorité, D*appliquant le libre examen qu'à la philosophie et à la science. Là seulement, il lâche à réformer ses pensées, et t bâtir dans un fond qui soit tout à lui » . Il n'examinera pas les vérités religieuses : pour oser l'eutreprendre, « je pensais, dit-il, qu'il était besoin d'avoir quelque extraordinaire assistance du ciel, et d'être plus qu'homme». 11 ne saurait non plus aucunement approuver « ces humeurs brouillonnes et inquiètes qui, n'étant appelées ni par leur naissance ni par leur fortune au maniement des affaires publiques, ne laissent pas d'y faire toujours en idée quelque nouvelle réformalion'n. EnHn, « pour ce qui touche les mœurs, chacun abonde si fort en son sens, qu'il se pourrait trouver, dit-il, autant de réformateurs que de télés, s'il était permis à d'autres qu'à ceux que Dieu a établis pour souverains sur ses peuples, d'entreprendre d'y rien changer" ». Mais, en revanche, il revendique pleine et entière sa liberté pour la recherche de la véiité datis le» sciences; là il ne reconnaît d'autre autorité que celle de la raison. Il choisit de la sorte lui-même sa tâche dans ce grand travail de réformation, entrepris dès le seizième siècle, continué plus tard en toutes choses et qui marque l'avènement de l'esprit moderne.
§ III. - rè(;lks de logique.
i. Leur caractère K^néral. — Dt'SCartcS n'avait pas gardé bon souvenir de la logique de l'École. « Ses syllogismes, dit-il, et la plupart de ses autres instructions servent plutôt à expliquer à autrui les choses qu'on sait, ou même à parler sans jugement de celles qu'on ignore, qu'à les apprendre, n II voudrait une méthode pour chercher la vérité dans les sciences, une méthode de découverte, par conséquent, et non pas d'enseignement ou d'exposition. Néanmoins la logique, jointe à l'analyse des anciens géo-