‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 142 sur 285 · Dhc. de la Mélh., Il, § lU · texte numérisé non relu

Dhc. de la Mélh., Il, § lU

DESCARTES. tOI

la seconde règle, où il recommande de diviser chaque difficulté en autant de parcelles qu'il eat nécessaire. Descartes veut qu*on s*assure que cette division est complète : une seule condition omise, en effet, et le problème serait insoluble.

Quant à chercher des intermédiaires, et à sassurer qu*aucun ne manque, cela se rapporte à la troisième règle, afin d'écarter de la déduction toute erreur. «Souvent en effet ceux qui, trop vite et de principes éloignés, veulent tirer une conséquence, ne parcourent pas toute la chaîne des couclusions intermédiaires avec tant de soin qu*ils n'en passent un gi'and nombre inconsidérément. Et certes, dès qu'on en omet une, fût-ce la moindre de toutes, la chaîne est aussitôt rompue, et toute la certitude de la conclusion disparaît^ » Mais, si Ton parcourt les intermédiaires par un mouvement continu de Timagination, on apprend à passer, pour ainsi dire, du premier au dernier anneau de la chaîne assez rapidement pour les saisir tous d'un coup d'œil. Par ce moyen, la déduction devient presque une intuition.

Les trois dernières règles regardent donc la déduction. On peut dire que la seconde la prépare seulement, et que la quatrième la vérifie et la confirme. La plus importante serait la troisième, où la déduction se trouve expressément recommandée, de même que la première a pour objet l'intuition.

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