V. — PHYSIQUE
i. La matière et ses lois. — Après avoir recherché de la sorte « les principes de la connaissance », ce qui est, selon
1. « L'homme, pourant n'avoir pas toujours une parfaite attention aux choses qu'il doit faire, c'est une bonne action que de l'aroir, et de faire par son moyen que notre volonté suive si fort la lumière de notre entendement qu'elle ne soit point du tout indifférente. > (Éd. Garnier, t. IV, p. 146.) — Lire toute la quatrième méditation, Du vroi et du faux. — Coniulter V. Broehtrd, De Pêrrtur^ o. ut.
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lui, tout Tobjet de la première philosophie ou de la métaphysique, Uescartes explique les principes ou les premières lois de la nature et prétend déduire de là toutes les choses existantes.
c Qu*on me donne, disait-il, Tétendue et le mouvement, et je créerai le monde. » Parole téméraire, et qui déplaisait à plus d'un. Pascal lui-même, d*accord avec Descartes sur les principes, n*osait en tirer les conséquences. « Il faut dire en gros, avouait-il : cela se fait par figure et mouvement, car cela est vrai. Mais de dire quels, et composer la machine, cela est ridicule : car cela est inutile et incertain, et pénible*. »
Descartes supposait seulement deux choses : i** La matière, créée par Dieu, « sans autre forme que celle du chaos », « sans ordre », par conséquent, néanmoins, la chose du monde la plus claire et la plus intelligible. En effet, c'est l'étendue à trois dimensions, telle qu'on la considère en mathématiques*. Mais l'étendue ou l'espace, n'estce point le vide? — Au contraire, pour Descartes, l'espace, c'est le corps ou la matière ; le vide n'est rien, c'est le néant. En effet, la seule idée claire et distincte que nous ayons d'un corps, c'est qu'il est étendu en longueur, largeur et profondeur; et cette idée est vraie; donc le corps ne fait qu'un, pour l'esprit, sinon pour les sens, avec le lieu qu'il occupe. Et, réciproquement, le lieu ou l'espace ne doit faire qu'un avec le corps. Quant au vide, ce serait, non seulement, comme on le croit, un néant de corps, mais môme, en vertu de cette définition cartésienne, un néant d'espace. Il n'existe donc en aucune manière, et, dans la nature, tout est plein. 11 en résulte que le mouvement n'est possible qu'en cercle : il faut que chaque partie de matière qui se meut prenne la place d'une partie voisine, et celle-ci d'une troisième, et ainsi de suite jusqu'à ce que la dernière vienne occuper le lieu laissé vide par la première. De là l'hypothèse des tourbillons *.