MALEBRANCHE. S
ses propriétés, ont voulu rapporter à des qualités magné* tiques uo très grand nombre d^efîets naturels, qui n'y ont pas le moindre rapport. — Il voudrait qu'on suivît un certain ordre, des choses les plus simples aux composées, comme en géométrie, ce qui n*est pourtant pas toujours le cas dans Tétude de la nature. Enfin ses préoccupations de géomètre et de cartésien, qui veut déduire a priori tout le système du monde, se montrent bien dans une dernière remarque : « La plupart des physiciens et des chimistes, dit-il, ne considèrent queles eflets particuliers de la nature ; ils ne remontent jamais aux premières notions des choses qui composent les corps. Cependant il est indubitable qu*on ne peut connaître clairement et distinctement les choses particulières de la physique, si on ne possède bien ce qu'il y a de plus général et si on ne s'élève même jusqu'aumétaphysique*. o
9 m. — COiNTAGION DES JMAGlNATlOxNS FORTES.
La troisième partie traite de la communication contagieuÈC des imaginations fortes. Par là MalebiDnche entend l'influence que certains esprits exercent sur les autres pour les engager dans leurs erreurs.
t. De la sympathie. — La cause de ce fait est dans notre nature même. Les hommes doivent être unis les uns avec les autres, pour vivre en société. La raison le leur dit assez haut, mais ils n'écoutent guère la raison, et c'est pourquoi Dieu a mis dans leur cœur des mouvements et dos sentiments de sympathie, qui font en eux naturellement ce qu'ils devraient taire par raison. Malebranche avait dit que. a la >iie sensible d'une blessure qu'une personne reçoit, produit dans ceux qui le voient une autre blessure d'autant plus grande qu'ils sont plus faibles et plus délicats »• Cela est machinal, et tout à fait indépendant de notre volonté. Mais c celte compassion dans les corps produit la compassion