‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 180 sur 285 · II -^ NATURE DE LÀ MONADE «• (M · texte numérisé non relu

II -^ NATURE DE LÀ MONADE «• (M

Leibniz, dans la Monadologie, expose tout son système de Tunivers. II considère d^abord les apparences sensibles, et il essaye de pénétrer jusqu'à leur fondement. Puis il s*élève de degré en degré jusqu'à Dieu. C'est là comme le point culminant d'où il examine une seconde fois le monde, et découvre les raisons secrètes de tout ce qui apparaît et dans la nature et dans l'humanité.

t. lie siiiipie et le eomposé. — Le monde n'oflre d'abord à nos yeux que multitude et diversité. Nous y voyons des corps dont chacun est une multitude, puisqu'il a des parties et peut se diviser sans fm. En outre ces corps ne font que passer : à peine formés, ils se détruisent; ils naissent pour mourir, et leur vie même est un continuel changement. Rien de plus vrai que le mot du vieilHcraclite, a tout s'écoule, icovTtt ^éci. Telles sont du moins les apparences.

Mais comment concevoir les corps, qui sont composés, sinon comme des amas ou plutôt des agrégats de choses simples? Et ces substances simples ne sont point d'autres corps ; autrement elles seraient étendues, elles auraient des parties, et on pouirait encore les diviser. Les atomes d'Épi cure et de Gassendi, qui restent corporels ou malériels, ne sont donc pas de véritables atomes. Le point mathématique mériterait mieux ce nom, car il est indivisible. Mais ce n'est qu'une abstraction. Leibniz voudrait quelque chose qui fût

1. La Mnnadoîogie, écfwe en français pour le prince Eugène de Savoie, en 17U, Tul traduite en latin par Hansche et publiée d'abord sous celle Torme dans les Acta eruditoruvi de liCipzig en 17i1. Dutens reproduisit cette traduction dans son édition de 17(;8. Ce fut en 1840 seulement qu'Erdmann publia le texte original. — Ce polit ouvrage comprend 91 thèses numérotées, que l'on peut diviser comme on a fait ici, en six séries: 1-18, Monade ; — 18-56, Hiérarchie des monade» ; — 36-49, hieu ; — 49-61, Dieu et le monde; — 6\-Hi, Règne de la nature; — ^»9i inclus. Règne de la grâce. — En outro Leibnia lui-même a renvoyé par d'autres numéros A divers paragraphes de sa Théo* dicée, qui servent ainsi de commentaires.

indivisible comme ce point, et pourtant concret et réel comme les prétendus atomes des physiciens. Ce sera la monade, ou parfaite unité, vraiment simple, parce qu^elle est sans étendue ni parties. Les éléments des corps se trouvent ainsi dans des substances incorporelles*.

t. La naisitane« et la morc. — Mais les choses hors de nous ont toutes un commencement et une fin. Elles ne peuvent échapper à la mort ou à la destruction. Leurs éléments y seraient-ils soumis de même? Non; ceux-ci demeurent toujours. La mort, en effet, est une décomposilion des parties dans un corps. Elle est donc impossible là où il n*y a point de parties. D'un autre côté, la naissance, qui est un rapprochemont et une combinaison de parties pour former un corps, ne se conçoit pas davantage dans une substance simple. Ainsi les mots « naître » et a mourir » n*ont pas de sens^ appliqués aux Monades, lis ne se comprennent que lorsqu'il s'agit des choses composées ou des corps.

Les Monades seraient-elles donc éternelles? Non pas. Mais elles ne sauraient commencer ni finir par les seules forces de la nature, ou, ce qui revient au même, leur commencement ou leur fin passe notre conception. Si elles ont commencé, c'est tout d'un coup, par création, comme elles ne peuvent finir aussi que tout d'un coup, par annihilation. « J'accorde, dit Leibniz, une existence aussi ancienne que le monde à toutes les Monades, m

3. Quantité et qualité. — Néanmoins il y a des changements dans les choses, non seulement lorsque les unes naissent et que les autres meurent, mais à tous les moments de leur existence. Comment l'expliquer, si leurs éléments restent immuables? Aussi ne le sont-ils pas non plus. Mais ils

i. « n n'y a que les points ni<}taphysiques ou de substance qui soient exacts et réels; et sans eux il n'y aurait rien de réel, pui^uc. sans les véritables unités, il n'y aurait point de muUitutle. » iSt/^léme nouveau de la nature et de la communication des substances^ elc, § 11.) — t 11 n'y a que les atome* de substance, c'esi-à-dirc les unités réelles el absolument deslituées de parties, qui soient les sources des actions et les premiers princi|»cs absolue de la composition des choses, et comme les derniers éléments de Tanalysi? des substances, h ilb.) — « Monat est un mot grec qui signifie VVnité ou ce qui est un. » (Principes de la nature et de la grâce, § 1.)

ne cliangent pas de la même manière que les composés. Dans ceux-ci le changement est toujours une transposition de parties, ou bien un accroissement, une diminution qui peut se mesurer. Or les Monades ne sauraient devenir plus grandes ni plus petites ; tout ce qui est quantité ou grandeur mathématique leur est étranger, puisqu*elles sont simple-^. 11 faut donc chercher une autre espèce de changement dont elles soient capables.

Elles ont sans doute des finaliléi, elles sont quelque chose; car enfin, être simplement, sans plus, ce serait ne rien être. Et ces qualités les distinguent les unes des autres. Elles se confondraient toutes sans cela; on n'aurait plus qu'une Monade universelle; et comment expliquer ensuite la diversité des choses? Comment distinguer celles-ci entre elles, s'il n'y a rien de distinct dans leurs éléments? Dans la nature, on ne trouve pas deux choses entièrement semblables, pas même deux feuilles d'arbre ou deux gouttes d'eau. 11 n'y a pas davantage deux Monades qui se ressemblent tout à fait : ce serait une seule Monade, et non plus^deux.

4. Le eh«ng;enieat. — Ainsi la variété et le changement dans les apparences des choses requièrent aussi variété et changement dans les substances simples. Et comme il faut rejeter ici tout ce qui rappelle l'étendue divisible en parties, nous ne pouvons avoir qu'un changement de quaUlés.

Mais tout changement suppose un principe du chanijement et un détail de ce qui change. Et ces deux choses doivent envelopper une multitude, sans que pour cela cesse l'unité, le changement étant la succession d'un état a un autre dans une chose qui reste la même. Or si l'unité convient à des substances simples, comme les Monades, on n'en saurait dire autant, senible-t-il, de la multitude. Ne va-t-elle pas altérer leur simplicité?

5. Perception. — Ici Leibniz fait appel à l'expérience de chacun. Tous, dit-il, nous expérimentons on nous-mêmes un état qui justement enveloppe et représente une multitude dans lunité. La moindre de nos pensées comprend une variété inHnie dans scu objet; pourtant elle reste simple et

884 PHILOSOPHES MODERHŒS.

une. Ici la multitude se ramène naturellement à Tunité» et Tunité n'empêche pas Ja multitude.

Un tel état est la perception, Leibniz se sert volontiers, à ce sujet, d une comparaison mathématique : « Dans un centre ou point, dit-il, tout simple qu'il est, se trouvent une infinité d*angles formés par les lignes qui y concourent. » Et il attribue à toutes ses monadei des perceptions, comme la seule chose réelle et indéniable pour chacun, où se concilient ces deux éléments, partout ailleurs incompatibles, le multiple et Tun,

6. Appétidon.— Hais nous n avons jusqu'ici qu*un détail de ce qui change; il faut en outre un principe du changement. Or, si ce détail consiste en des perceptions, ^changer sera passer de l'une à i autre, et le principe du changement sera la tendance à un tel passage, ou cette appétiiion que chacun expérimente aussi en soi-même.

Tout ici est interne, et le changement et sa cause. Dans les corps, au contraire, les parties sont extérieures les unes aux autres, et c'est également une action extérieure qui les fait changer. Hais il faut laisser de telles idées quand il s'agit des monades, a J'avoue que ce qui nous vient par les sens, dit Leibniz, est matériel et entre dans les organes intérieurs tels que sont le cerveau et les esprits ou fluides sublils, qui y sont enfennés ; mais ce qui est matériel ne saurait entrer dans une unité qui n'a pas des trous ni portes. Autrement ce ne serait point une unité, mais un composé ou multitude. Donc ce qui est dans Tunité n'est pas le matériel, mais la représentation ou l'espèce (species) du matériel. »

Perceptions et appétitious, voilà donc l'essence de toute monade. S'il y a des substances simples, et il faut qu'il y en ait pour expliquer les composés, elles ne peuvent être et agir que de cette manière, comme aussi, d'autre part, ces deux qualités, inexplicables par des causes mécaniques ou matérielles seulement, ne sauraient appartenir qu'à une substance simple.

». Le logique et le réel. — Ce qui frappe en tout ceci, c'est le double point de départ de Leibniz : d'un côté, 1«

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simple, c^est-à-dire une notion abstraite et seulement logique, qui attend un contenu pour ne pas rester entièrement vide; de Tautre, un fait concret et réel, la pensée. Et les deux choses finissent par se rejoindre et coïncider. Il définit d*abord sa monade, et en déduit diverses propriétés^ Elle est pour lui l'être même, le fondement de toute réalité. Hais voilà que la considération des choses hors de nous l'oblige à admettre dans cette monade, outre son unité essentielle, la multitude. La logique proteste et hésite devant une telle contradiction; mais quoi, la réalité semble Texiger. Par bonheur, la perception dont nous avons conscience en nous, vient à propos pour vaincre toute hésitation. C'est un fait, et même le plus indéniable de tous, comme le c je pense » de Descartes. Et cependant il contient à la fois unité et multitude; il les concilie même et les unit. La perception ou la pensée sera donc, pour Leibniz, le type unique et absolu de la monade, c'est-à-dire de l'être même. Tout dans l'univers devra s'expliquer par là. Spinoza avait violemment introduit dans l'unité de la substance divine une infinité d'attributs, sans montrer que la chose était au moins possible. Et, à ce propos, Leibniz l'accuse de contradiction; lui-même n'y échappe pas entièrement peut-être, mais il peut alléguer à sa décharge l'expérience, la réalité même. C'est ce souci constant du réel, non moins que de la logique, qui le sauve du spinozisme, en le forçant à reconnaître une pluralité et même une infinité de substances, au lieu de la substance unique et universelle*.

1. « Je ne sais comment vous en pouvei Urer quelque spinozisme ; au contraire, c'est justement par ces monades que le spinosisme est détruit. ~ Spinoza aurait raison, s'il n'y avait point de monades, et alors tout, hors de Diou, serait passager et s'évanouirait en simples accidents et modifications, puisqu'il n'y aurait point la base des sutMtances dans les clioses, aqueUe consiste dans Texistence des monades. > {Lfttrê H à M. Bourçuei^

ttC PHILOSOPHES IIODCRRES.

§ m. — HIÉRARCHIE DES MONADES.

i . Troin eatégoriea. — Leibniz propose de reprendre, pour désigner les monades, le mol d'Aristote, entéléchieif parce que, dit-il, elles ont toutes une certaine perfection; en effet, chacune est elle-même la source de ses actions^ Mais elles ne sont pas toutes également parfaites, et on peut en distinguer de trois sortes :

Ce sont d abord les monades ou entélechies toutes simplesy et, pour ainsi dire, toutes nues; elles ont sans doute perceptions et appétitions, mais rien de plus.

Puis, certaines monades s*élëvent jusqu'au sentiment et à la mémoire, et ce sont les âmes des bêtes.

Enfin, d*autres encore ont la raison, et ce sont les âmes raisonnables ou les esprits.

L*espril est donc la forme supérieure dont il suffit de concevoir des amoindrissements, des dégradations, pour expliquer les autres élres dans la nature. « Toute mon hypothèse, dit Leibniz, revient à reconnaître dans les substances éloignées de notre vue et observation quelque chose de proportionnel à ce qui se remarque dans celles qui sont à notre portée*. » El cette hypothèse est une conséquence du grand principe de continuité.

8. Monade» infférienres. — Au -dessous même du règne animal et végétal, Leibniz supposera donc encore des monades. Mais comment se les représenter? Lorsqu'un homme s'évanouit, ou lorsqu'il dort d'un profond sommeil, sans rêve, ou bien lorsque, après avoir tourné plusieurs fois de suite sur lui-même, il reste un moment étourdi : en ces états divers, il ne dislingue rien. Toute perception et avec elle toute appélition, ou toute vie interne a-l-elle cessé cepen-

1. Enlélichie, £VTe)i*/Eioi, IvtcXôç !^*/€iv, ce qui est achevé, fini, parfait.

2. Lettre à mylady MÔêham, mars 1704. (Ed. Oiino KIopp, 1* ReUit. X" Eand, p. 233.)

dant? Comment reprendrait-elle ensuite? Le vide dans la pensée ne se conçoit pas mieux que le vide absolu dans l'espace. Ce serait, d'un côté comme de l'autre, le néant intercalé sans raison au milieu de l'être. Aussi, dit Leibniz, a l'âme ne laisse pas môme alors d'avoir quelques sentiments et quelque usage de certains organes, lesquels ne recevant pas des impressions assez fortes ni assez ordonnées, l'âme aura aussi seulement des perceptions ou embrouillées ou trop petites et presque égales ou balancées entre elles, où il n'y aura rien qui ait du relief et qui se distingue assez pour attirer l'attention, et dont par conséquent on se puisse souvenir. Tel est l'étal de l'enfance et du temps qui la précède* ». Or qui nous empêche de voir dans ces états, qui ne durent pas chez nous, l'état habituel des simples monades, celui d'où elles ne sortent jamais?

8. Ame» des bêles. — A plus forte raison Leibniz accorde des âmes aux bêles. « L'opinion de ceux qui transforment ou dégradent les bêles en pures machines, dit-il, quoiqu'elle semble possible, est hors d'apparence et contre l'ordre des choses. » En effet, dit-il encore, « prenant pour accordé qu'il y a en nous un être simple, doué d'action et de perception, je trouve que la nature serait peu liée, si cette particule de la matière qui fait les corps humains était seule douée de ce qui la ferait infîniment différente du reste, et tout à fait hétérogène par rapport à tous les autres corps connus* ».

Les bêles ont déjà mieux que les simples monades : les perceptions deviennent en elles des aperceptions. Leibniz désigne ainsi les perceptions dont on s'aperçoit clairement, ou dont on a conscience. C'est ce qui arrive lorsque les corps ont certains organes, qui sont les organes des sens. Ainsi une infinité de rayons lumineux se trouvent réunis comme en un faisceau dans l'œil, une multitude d'ondulations de l'air sont rassemblées dans l'oreille; les petites perceptions qui y répondent, s'accumulent elles-mênies, se

1. Utlre à la reine Sophie-Char toUe, XLll. (Ed. Onno KIopp, loc. cit., p. 181-2.) i. Lettre à mijiady Masham, mars 1704. (Ed. Onnu Klopp, I* ft., X** D., p. 233.)

condensent, si bien qu*elles se font sentir à la fin. En outre, ce sentiment ne disparaît pas si vite, mais continue encore quelque temps, ou se renouvelle dans l'âme, douée ainsi de mémoire.

Les effets de la mémoire sont si merveilleux, qu*on croit y voir parfois des effets du raisonnement. Ainsi les bêtes semblent agir par raison, lorsqu*après une perception elles s attendent visiblement à une autre, qui cependant n'arrive pas toujours. On s*imagine qu'elles raisonnent alors et tirent des conclusions. Elles ne font que se souvenir d'une autre perception qui s'est trouvée jointe une ou plusieurs fois à la première auparavant. La mémoire suffit, avec les comécutiom de perceptiom^ pour rendre compte de tout ce que font les bêtes. Qu'est-il besoin de recourir à la raison, quand celle-ci est cause de si peu d'actions chez les hommes mêmes, la mémoire étant le principe de toutes les autres? C'est ainsi qu'avec une partie de ce qui se passe en nous, Leibniz explique encore ce qui se passe ailleurs, chez les animaux.

4. Ames raisonnables. — Ce qui fait la supériorité de l'homme, c'est qu'au lieu d'agir toujours en empirique comme ceux-ci, il peut s'élever jusqu'à la science. Le médecin empirique emploie certains remèdes, uniquement parce que cela lui a réussi dans la plupart des cas. 11 ne saurait en expliquer les raisons; néanmoins le succès de ses expériences le rassure pour l'avenir. Mais un homme digne de ce nom veut connaître les raisons des choses; il remarque alors qu'elles doivent être ainsi, et non autrement, il y découvre une sorte de nécessité. Ainsi l'astronome sait qu'il doit faire jour demain comme hier; la connaissance du système solaire lui montre les raisons de ce phénomène. Les autres hommes, sans savoir pourquoi ni comment, s'attendent seulement à ce qu'il fera jour demain.

Les perceptions simples restent obscures et confuses. Les aperccptions ont une certaine clarté : on s'aperçoit clairement d'un son, d'une couleur, et on ne confond plus ces choses l'une avec l'autre. Hais, pour savoir ce qu'elles sont en elles-mêmes, pour en avoir une connaissance tout à fait

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distincte, il faut analyser chacune, et en découvrir les éléments. C est i'œuvre propre de la science.

Qui est-ce donc qui rend possible en nous la connaissance scientifique? Examinons les mathématiques, qui sont la science par excellence. Elles se composent de vérités qui se démontrent toutes, c'est-à-dire dont chacune se rattache à d'autres, plus simples, qui en donnent la raison. Ainsi, de raison en raison, on finit par arriver à des vérités primitives, auxquelles toutes les autres sont suspendues. Celles-ci n'ont plus besoin de démonstration, tant elles sont simples et évidentes. Les unes sont des définitions que Tesprit entend clairement; les autres, des axiomes dont l'opposé renferme une contradiction, partant, est tout à fait faux. Telle est la méthode des mathématiques : démonsliations, au moyen de définitions et d'axiomes identiques.

Mais cette méthode suppose deux grands pnncipes : celui de contradiction et celui de raison suffisante. En vertu de ce dernier, quand on rencontre une chose, on en cherche aussitôt la raison, jusqu'à ce qu'on en trouve une qui suffise, ou qui satisfasse l'esprit. L'autre principe montre la fausseté de certaines choses, qui impliquent contradiction ; il montre donc aussi la vérité de ce qui est opposé au faux. Ces deux principes nous font avoir la raison et les sciences; mais par eux aussi, pourvu qu'on les applique à tout, on parvient bientôt à la connaissance de Dieu lui-même.

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