‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 187 sur 285 · d. Onno Klopp, loc. cU,, p. Ut-X · texte numérisé non relu

d. Onno Klopp, loc. cU,, p. Ut-X

OU sur l'être à perception, et de Tâme sur la matière. Hais, oulre que les lois risquent alors d'être troublées, ce mot u influence » ne veut rien dire qui se comprenne. « Si quelqu'un, dit Leibniz, prétendait que Taimant n opère point mécaniquement, et qu il fait tout par une pure attraction de loin, sans moyen ou milieu, et sans instruments visibles ou invisibles, ce serait une cliose inexplicable... Il n*est pas plus explicable de dire qu'un corps opère à distance, sans moyens et instruments, que de dire que des substances tout à fait différentes, comme l'âme et le corps, opèrent immédiatement Tune sur Tautre, Cintervalle des natures étant encore plus grand que celui des lieux. De sorte que la communication de ces deux substances si hétérogènes ne se pourrait obtenir que par miracle', i

Halebranche recourait ouvertement au miracle, dans sa théorie des causes occasionnelles ^ qui est une seconde solution de ce problème. Il prétend que Dieu accommode à tout moment l'âme avec le corps et le corps avec Tâme, et qu'il s'y est obligé en vertu d'un pacte ou d'une volonté générale. Mais ceci demeure toujours inexplicable, puisqu'on fait dépendre les effets produits de la seule ojjéralion immédiate de Dieu, sans fournir d'autre moyen ou explication. En outre, les lois des corps sont renversées. « Ordinairement les corps feront leurs effets entre eux selon les lois mécaniques et intelligibles, mais tout d'un coup, quand l'âme voudra quelque chose, une divinité viendra troubler cet ordre des corps, et détournera leur cours? Quelle apparence*?!

Leibniz propose donc une troisième solution, qui est sa propre hypothèse. « Dieu, dit-il, a fait les corps par avance, en sorte que, suivant leurs lois et tendances naturelles des mouvements, ils viendront à faire ce que l'âme demandera, quand il en sera temps ; et il a fait encore les âmes en sorte que, suivant les tendances naturelles de leurs appétits, elles viendront aussi toujours aux représentations des états du corps'. » a Supposez, dit-il ailleurs, un automate qui ferait

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