Théod., m* pallie, § 54 > el 317; t, Théod., préfacé
rmosoPHEs modernes.
monter, et qu*il y ait des substances capables de perfection au-dessous de nous comme au-dessus. » Au-dessus donc, il entrevoit toute une hiérarchie d*esprits avec Dieu au sommet; au-dessous, une dégradation continue des monades, jusqu'aux plus simples de toutes; mais, à tous les degrés, action et perception. Point de vide, qui serait un défaut d*ordre, incompatible avec la divine sagesse; mais une parfaite application de cette belle loi de la continuité, c que j*ai peut-être mise, dit-il, le premier en avant ».
Et ses travaux mathématiques le préparaient merveilleusement à en admettre les conséquences. Lui qui avait jeté un jour si vif sur les infîniment petits dans le nombre ou la quantité, n'hésitait pas à reconnaître ce qu'on peut appeler les infiniment petits de la vie et même ceux de la pensée.. Notre corps devient à ses yeux la réunion d*une infinité de petits organismes; notre pensée repose sur un fond de petites perceptions, qui va sans doute également à l'infini. Hors de nous, les organismes aussi se multiplient à l'infini, et avec eux des monades appropriées. L'homme est un esprit qui sert de fondement à un corps organisé: voilà le type de toute autre existence. La philosophie de Leibniz est un suprême effort pour rendre intelligible h l'esprit humain tout l'univers; et elle n*y réussit qu'en supposant une parfaite analogie de toutes choses avec l'homme.