‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 211 sur 285 · Lettre sur le» aveugles, loc, ct(., p · texte numérisé non relu

Lettre sur le» aveugles, loc, ct(., p

S. Traité det tentationt, parUe IV, c, ▼, nota.

CONDILLAC

en allendanl, que nous percevions plusieurs de nos sensations comme des objets ? D*où nous vient celle croyance ou per.t-ôlre celle illusion ? Leur union, sans doute, en est cause. Mais Coiidillac repoussant tout lien fourni par l'esprit pour expliquer cette union, il ne reste qu'un simple fait, la simultanéité constante de certaines sensations, simultanéité à laquelle peu à peu nous nous sommes liabitués. Ur, que les sensations qui se sont jusqu'ici présentées ensemble se présentent toujours de même à notre esprit, et rorment pour lui, par conséquent, des objets stables, c'est ce qui est possible après tout. Mais, C.ondillac le dit luiniéine quelque part, « des idées de possibilité qui n'ont pour fondement que des jugements d'habitude ne peuvent manquer de nous entraîner dans bien des erreurs * j>. Tout au moins l'existence des objets ne semble pas scienlifiquenn'iit assurée, si nous n'avons, pour en juger, que nos sensations, fut-ce même celles du toucher; et toute connaissance certaine et évidente devient impossible à leur égard. Voyons cependant si, rentrant en nous-mêmes, nous n'y trouvons pas d'autres facultés qui nous permettent ùes jugements plus sûrs?

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