‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 214 sur 285 · Noiircc oniqne de loateai nos ffaenltén. -— Et Cou · texte numérisé non relu

Noiircc oniqne de loateai nos ffaenltén. -— Et Cou

dillac conclut de la sorte : « Si nous considérons que se ressouvenir, comparer, juger, discerner, imaginer, êlre étonné, avoir des idées abstraites, en avoir de nombre et de durée, counailre des vérités générales et particulières, ne sont que différentes manières d'être attentif; qu'avoir des passions, aimer, haïr, espérer, craindre, et vouloir, ne sont que différentes manières de désirer ; et qu'enfin être attentif et désirer ne sont dans l'origine que sentir : nous conclurons (jue la sensation enveloppe toutes les facultés de l'âme^. » L'attention et le désir seraient donc les deux grands faits de notre vie psychologique, et tous deux tirent leur origine de la sensation.

Ainsi se vérifierait la maxime attribuée à Aristote : a Toutes nos connaissances viennent des sens. )> Locke avait essayé déjà de la dévelo[)per, mais Condillac se flatte d'y îiv«)ir le premier réussi. Au lieu de distinguer em'ore avec Locke deux soui'ces de nos idées, les sens et la rélh^xion, il n'en reconnaît qu'une, a soit parce que la réflexion n'est, dans son principe, que la sensation même, soit parce qu'elle est moins la sounte des idées que le canal par lequel elles découlent des sens* ». La supposition que l'âme tient immé-

1 Traité des scîKta lions, pjirlic IV, c. i, § C».

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