Iiisc. de la met h., partie V
CONDILLAC 3Ci
premier (»chaiilillon , comme cela arrive quand on généralise?
Aussi ne peut-on s'empôcher de rappeler une critique déjà faite au dix-huitième siècle par Bonnet à Condiilac : « Kn général il m'a paru que Tauteur n'analyse pas assez; il va quelquefois par sauts. Ses idées ne sont pas si étroitement liées les unes aux autres qu'il n'y ait entre elles bien des vides et de grands vides. Souvent il passe à côté de (|iiestions importantes sans y toucher, il ne semble même pas se douter de leur importance* »
Néanmoins, en ce qui concerne la description et même la classification des faits de conscience, Condiilac lit une œuvre durable, où l'on doit reconnaître « beaucoup de sagesse ft d'(»xactitude, une clarté et une précision rares, beaucoup de sagacité et dl»s observations très ingénieuses ». Mais le problème de « la génération de nos facultés » n'était pas résolu, ni cet autre du « passage de la sensation à l'objet », ni cet autre enlin a de Télendue et des limites de nos connaissances », que Locke avait posé, sans le résoudre, et que va reprendre, pour le traiter à iond, Emmanuel Kant.
1. Ciio par M. l'icavel «Ims sa consciencieuse édition de la !'• partie du Traitf dis sensniions (i)cla|^rafe, 188l>), où l'on trouve un si grand nombre de ren^eigiieuiËnid.