‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 239 sur 285 · V. Lévy-Rruhl, Philosophie (TA. Comte, p · texte numérisé non relu

V. Lévy-Rruhl, Philosophie (TA. Comte, p

S. Catéchisme positiviste, Introd., I" Erttrelien, |). 81 "*

expérience indéfiniment prolongée et confirmée, une « immense induction », a appris que des rapports réguliers les gouvernent, qu'ils obéissent à des lois invariables et nécessiiires ; ces lois à leur tour ont entre elles des rapports de dépendance, qui subordonnent les moins générales aux plus générales. La connaissance englobani les phénomènes et les lois, la positivilé est ainsi « la réunion du réel et de Tintelligence ».

La philosophie, sous peine de se perdre dans la fiction, doit se tourner vers le relatif; mais le relatif est pareillement l'objet de la science : comment dès lors distinguerat-on la science de la philosophie? Attribuera-t-on à celle-ci une catégorie spéciale de phénomènes ? Elle ne serait alors qu'une science parmi les autres. Kapprochera-t-on les sciences pour recueillir et additionner les résultats? Elle ne serait qu'une encyclopédie. Mais un nouvel aspect se dégage, si Ton songe que les sciences, constituant elles-mêmes des phénomènes mentaux, des objets de connaissance, ont entre elles des rapports de principes et de méthodes. Or c'est l'étude de ces rapports qui est l'objet de la philosophie. U Philosophie est d'abord une Philosophie des sciences.

A. Classification des Sciences. — On exprime la même chose, en disant qu'elle est une classification, (lelle-ci n'est ni un simple procédé ni une énumération; elle est un tableau, en abrégé, des rapports qui relient les uns aux autres nos systèmes d'idéps; elle est coordination, et ainsi elle exprime un des principaux aspects du Positivisme, elle a dans la doctrine une importance souveraine.

Elle est si bien une philosophie, qu'au lieu de classer toutes les sciences, elle commence par une double èliminalion. Il faut distinguer, en eiïet, les sciences théoriques et les sciences pratiques; on écartera celles-ci, pour retenir celles-là, qui seules procurent a les conceptions fondamen- I.mIcs sur les divers ordres de phénomènes ». A leur tour, les sciences théoriques se subdivisent en abstraites et concrètes. Les sciences concrètes sont les sciences naturelles ou des-

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