‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 241 sur 285 · I. Principe. Loi des trots États. — Cotte Science, à · texte numérisé non relu

I. Principe. Loi des trots États. — Cotte Science, à

la dillérenco des autres, est neuve et tout entière à créer. Lne généralisation et une découverte lui donnent naissance. D'abord une généralisation : le progrès de l'esprit scient ifique est dans Textension continue du principe des lois naturelles à des phénomènes- jugés auparavant capricieux. Avec Descartes, le monde entier des corps est décidément soumis à cette discipline. En revanche, le monde de la pensée reste abandonné à l'esprit théologico-métaphysique qui, suivant les écoles, oscille entre l'empirisme et le mysticisme. C'est là un dualisme illogique : pourquoi ne pas appliquer aux événements humains le principe qui, d'abord limité aux grandeurs, a élargi progressivement son empire, et de proche en proche gn^nè, atteint, englobé, mouvements, agents physiques, composés chimi(pies, phénoniùnes vitaux? l'ne irrésistible analogie invite à pousser jusqu'à son terme celte tendance qu'une « immense induction » a suggérée, puis imposée, finalement fait triompher dans toutes les autres catégories de la réalité. « Je ferai sentir par le fait même qu'il y a des lois aussi déterminées pour le dévelop- {)eiiieut de Tespèce humaine que pour la chute d'une pierre *. » Elles ne manifestent point sans doute l'uniformité rigide qui s'observe dans les lois de la mécanique ou de l'astronomie; In raison en est que, plus nombreuses, elles mêlent et diversifient leurs effets, qui ainsi s'expriment en formes chang<N'inlrs; niMis leur mouvante variété d'aspect n'empêche pas leur nature foncièrement nécessitante.

Celte généralisation à son tour, c'est une découverte qui l'a amenée. En pure logique, ime science arrête sa méthode d'abord, sa doctrine ensuite. Dans la réalité, elle ne définit sa méthode qu'après une période préliminaire de tâtonnements, de découvertes de hasard, jusqu'à ce qu'un savant,

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