Introd., 1, II
S. Uapiiort sur let Progrès..., i" partis, p. 104.
tions de faits, l'ordre même des lois. C'est pourquoi un phénomène qui se présenterait suivant des apparences contradictoires, devrait être rejeté. Il n'y a pas d'exceptions dans les choses, et, si les circonstances susceptibles d'influer sur une cause sont multiples, la cause elle-même est unique; c'est ce que les médecins, en attribuant à une maladie des causes diiTéren les, oublient. En d'autres termes, le fondement de la certitude dans les sciences expérimentales est la raison et le déterminisme naturel.
S ni. — PHILOSOPHIE BIOLOGIQUE
En physiologie comme en physique, comme en chimie, la méthode expérimentale se retrouve avec le môme mécanisme et les mêmes règles. Seuls les instruments changent, puisque les objets changent. L'expérimentation physiologique a ses appareils spéciaux de vivisection et d'analyse, par exemple les anesthésiques et les poisons.* Mais ici un problême capital se pose : l'identité des principes n'enlraîne-t-elle pas l'identité des résultats et des lois? L'analyse poursuit les éléments les plus simples, et dans les corps vivants les éléments qu'elle semble atteindre appartiennent à la matière brute, sels, phosphates, gaz, etc. Serait-ce donc que les lois de la vie se réduisent à des lois mathématiques de mouvement, et que la physiologie est un simple chapitre de la mécanique? Le problème s'élargit, et la méthode spéciale de la physiologie enveloppe toute une philosophie biologique.
Là comme partout, deux tendances antagonistes se trouvent en présence. La première, commune au vitalisme et à l'anémisme, fait de la vie un principe à part : celui-ci emprunte au monde extérieur des matériaux et les soumet à ses propres exigences; s'il a des lois, elles s'opposent aux lois delà matière, bien loin de leur ressembler, et la vie ainsi compiise est « l'ensemble des forces qui résistent à la mort ».