‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 252 sur 285 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

9. Rapport aur /et Tro^rùf...; intruUucUoo et 2* partie, p. 183»

éléments liquides, solides, gazeux, qui de pari et d'autre se retrouvent. Les lois de la physiologie se résolvent on rapports quantitatifs, en lois mathématiques, querexporionce aidée du calcul a pour office de dégager. Pour les vilalistes, la vie est un empire dans un empire; pour les « mécaniciens », elle n'est plus qu'une pièce dans un système, une branche dans un arbre.

L'erreur de ceux-ci n'est pas moindre que l'erreur de ceux-là. Revenons à la doctrine des deux milieux. Les phénomènes biologiques se présentent sous deux aspects inséparables, mais distincts. Envisage-t-on les produits de l'organisme tout formés, alors la physiologie se perd dans les sciences physico-chimiques. Le suc gastrique, la bile exercent sur les aliments un travail de décomposition rigoureusement comparable aux décompositions du laboratoire ; le sang se déplace dans les vaisseaux suivant les lois de la mécanique. C'est cet ensemble de produits formés qui s'appelle le milieu intérieur. Mais on peut envisager ces mêmes produits en tant quils se forment. On est alors en présence d'un travail entièrement nouveau, qui n'a son analogue nulle part ailleurs, et qui est un travail de sécrétion : le foie sécrète la bile, le rein sécrète l'urine, et le sang tout entier n'est peut-être qu'un produit de sécrétion des glandes vasculaires internes*. Or la sécrétion n'est ni une combinaison, ni une décomposition, mais une création. La nutrition, à son tour, est la sécrétion généralisée. Elle régénère les tissus qu'une continuelle désassimilation tend à détruire. Et ainsi le phénomène essentiel de la vie est un phénomène organotrophique, ou de rénovation organique*. Nulle part ce travail créateur ne s'affirme avec autant d'éclat que dans la fécondation, qui est une nutrition continuée, et dans l'd'uf qui en est l'élément essentiel. L'œuf a représente une sorte de formule organique qui résume les conditions évolutives d'un être déterminé, par cela même qu'il en procède. L'œuf n'est œuf que parce qu'il possède une virtualité qui lui a été donnée par une ou plusieurs évolutions antérieures

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