Ch. IV, 8 24, p. 60, exlrail NaoseL
n. SPENGEH. 551
En quatrième lieu, et cette fois c*est Spencer qui en fait la remarque, connaître ce n*est pas seulement distinguer, c*est aussi rapprocher ; la pensée est tout ensemble désintégration et intégration. Penser un fait, c'est trouver à quelle classe déjà connue le fait se rapporte; connaître, c'est reconnaître, a Une chose n*est parfaitement connue que lorsqu'elle ressemble sous tous les aspects à des choses précédemment observées ; de plus, en proportion du nombre d'aspects par lesquels elle n*a pas de ressemblance» elle est inconnue ^ d Or l'absolu n'a absolument aucun attribut commun avec quoi que ce soif, il est donc absolument inconnu.
tlnlin la Pensée est le prolongement, sous une forme plus haute, de la vie. Essentiellement la vie est balancement et adaptation; elle ne se maintient que par la correspondance constante de certaines actions physico-chimiques internes avec certaines actions physico-chimiques externes. Pareillement, la pensée est la correspondance de relations mentales de séquence et de coexistence avec des relations externes de coexistence et de séquence. Quand la correspondance est exacte, il y a adafitalion, et c'est ce qu'on appelle vérité; quand la correspondance est inexacte, l'adaptation fait défaut, c'est l'erreur. Mais correspondance ou adaptation* c'est relation. 11 n'y a pas d'adaptation possible à l'Absolu, et ainsi l'Absolu, contradictoire avec les conditions de la pensée, ne touche en rien les intérêts de la pensée; la Connaissance de l'Absolu est impossible et elle est inutile.
4. La réalité de TAhMolu (Ch. IV, g 26). — Faut-il cn conclure que l'Absolu n'existe pas, ou que, s'il existe, il est impossible de le savoir? Ilamilton et Mansel sont de cet avis : suivant eux, le Relatif et l'Absolu composent un couple de termes, dont le premier seulement est positif; le second est une simple négation. Ce qui est absolu, c'est ce qui na pas de relations; pareillement, rillimilé, c'est ce qui n'a pas de limites; l'indivisible, ce qui na pas de divisions; la cause première, ce qui na pas de cause ; la prétendue pensée de